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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 21:29

La radicalité n’appartient pas aux radicalisés - Marie José Mondzain, « Confiscation, des mots, des images, et du temps ». Paru dans la Quinzaine Littéraire
Pourquoi, alors que le monde tel qu’il va suscite un dégoût manifeste, ceux qui proposent de le révolutionner sont-ils aussi marginalisés ? Sans doute parce qu’ils se trompent de lieu. Ils ambitionnent encore d’investir le palais d’hiver quand le grand...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:44

L'interminable bras de fer avec Dieu - "Histoire du libertinage" - Didier Foucault
Rassurons tout le monde immédiatement. Par "libertinage" on entendra ici, comme dans le livre dont il est question, la désobéissance aux dogmes et aux prescriptions du christianisme. Et non la compréhension post moderne. Le mot "libertinus" vient de très...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 01:06

Petite pause poétique - avec Alain Bashung -"La nuit je mens"
On m'a vu dans le VercorsSauter à l'élastiqueVoleur d'amphoresAu fond des criquesJ'ai fait la cour à des murènesJ'ai fait l'amour, j'ai fait le mortT'étais pas née À la station balnéaireTu t'es pas fait prierJ'étais gant de crin, geyserPour un peu je...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Poésie
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 18:53

Empoisonner le langage - «  Ressentiments distingués » - Christophe Carlier, paru dans la Quinzaine Littéraire
C'est un petit roman cruel, écrit comme un conte, d'un point de vue légèrement omniscient, doucement misanthropique, bien mené. Déroulé d'une élégante prose, claire comme l'eau ensoleillée, légèrement lâchée vers le poétique. Il reprend le thème du «...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 17:58

Si loin ils parlent aussi de nous – «  La plus vieille religion », Jean Bottéro
Nous pensions que Dieu était mort. Mais il s’agite sacrément. Peut-être sous des formes zombies, c’est à discuter. Son « reboot » est peut-être un dernier sursaut de réaction face à la modernisation qui finira par avoir raison d’elle. Peut-être qu’elle...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:08

Un pas de côté, toujours - " Lou Andréas Salomé, l'alliée de la vie" - Stéphane Michaud
Lou Andreas Salomé est une figure qui n'est point oubliée. Mais alors qu'elle fut d'abord connue, de son vivant, comme femme de lettres, internationalement, elle l'est plus aujourd'hui par des aspects biographiques. Ce qui fascine chez elle est sa liberté,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:07

Mon portrait onirique par l'écrivain belge Patrick Lowie
Patrick Lowie réalise des galeries de portraits dits oniriques, où à partir de bribes, comme un rêve d'enfance raconté par le concerné, une photo, il laisse aller ses songes à partir de ces fragments de vie. Il m'a fait le plaisir de me consacrer un de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 08:19

De la précieuse dialectique anti identitaire de Franz Fanon - retour sur " Peau noire, masque blanc"
« Celui qui cherche dans mes yeux autre chose qu'une interrogation perpétuelle devra perdre la vue ; ni reconnaissance ni haine » . Les œuvres de Fanon sont nerveuses, électriques. La révolte jaillit dans une prose pressée, dense, ballottée ; trop parfois,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais Oeuvres politiques Histoire
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 15:03

L'humain au delà de l'Humain -«  Comment pensent les forêts », Eduardo Kohn
Si l'anthropologue Eduardo Kohn, qui signe ce livre profond, doté d'un titre qui n'a rien de métaphorique, « Comment pensent les forêts » , a vu la trilogie du « Seigneur des anneaux », il a du afficher le large sourire du sentiment analogique. En effet,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais Science
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 03:42

Que faire de la faiblesse des pères ? - Jean-Pierre Lebrun, "Un monde sans limite"/"Malaise dans la subjectivation"
Jean-Pierre Lebrun est un psychanalyste belge qui a ouvert un débat important dans le mouvement psychanalytique. Avec deux textes, rassemblés et réédités par Erès : "Un monde sans limite" et "malaise dans la subjectivation". Contrairement à ce qu'ont...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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