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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 00:04

Des vrais secrets des sorciers - "Les mots, la mort, les sorts", Jeanne Favret Saada
Est-ce que parler c'est agir ? Du coup est-ce que parler peut être criminel ? Est-ce que parler peut être salvateur ? Oui, oui, oui, très nettement, si l'on en croit Jeanne Favret-Saada, dans son livre devenu classique de l'ethnologie, et pourtant si...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 11:23

Les yeux grands ouverts dans la guerre - «  Si je survis », Moriz Scheyer - Paru dans la Quinzaine littéraire
Je finis de lire le livre de Moriz Scheyer , « Si je survis », le jour même des élections allemandes qui voient l’Afd, parti d’extrême droite aux accents révisionnistes, atteindre 13 % et mander des députés au Bundestag. Dans ma dernière tranche de lecture,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 03:47

S'exposer à la honte pour tuer la honte : " La honte - Réflexions sur la littérature" - Jean-Pierre Martin
En défendant l'idée selon laquelle c'est la honte qui constitue le motif essentiel de la littérature, Jean-Pierre Martin nous convie dans un voyage plaisant et touchant à travers les œuvres de très nombreux écrivains (Nizan, Broch, Bernhard, Kafka, Gombrowicz,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 15:34

Réflexions critiques sur l'écriture "all inclusive"
Une partie du mouvement féministe, qui a toujours questionné la dimension patriarcale incrustée dans la langue française, avec de solides arguments, défend avec vigueur la perspective d'une écriture dite inclusive, ou épicène (concept féministe plus précis)....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 00:51

... Puis mourir - "La mort à Venise", Thomas Mann
En refermant la longue nouvelle de Thomas Mann, "La mort à Venise" , il m'est revenu le souvenir de la scène jouée par Jean Pierre Melville, dans ".A bout de souffle" de Godard. Il joue un écrivain qui répond à un interview et avoue son plus grand fantasme...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Contes et nouvelles
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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 09:18

Terrestres du monde entier, unissez-vous - "Où atterrir ? Comment s'orienter en politique" - Bruno Latour
Dans un petit essai d'intervention, "Où atterrir ? Comment s'orienter en politique" , Bruno Latour , un des penseurs qui me semble les plus cités dans la production d'idées contemporaine, veut attirer l'attention sur l’événement considérable que constitue...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques Essais
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 19:20

La littérature protège l'insoluble - " Le point aveugle" - Javier Cercas
C'est en farfouillant dans le rayon "hispanique" d'un libraire que je suis tombé sur un essai littéraire écrit par un de mes écrivains contemporains préférés, où il théorise le type de roman qu'il affectionne (ce type de bonne surprise est un des meilleurs...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais Art
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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 19:32

Ancrés nous sommes libres et possiblement fraternels - "L'enracinement, prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain", Simone Weil
"L'enracinement" ,écrit dans l'exil londonien et combattant,,à la fin de la vie de Simone Weil , est un remède au prurit identitaire borné et vindicatif qui nous empuantit. L'incroyant que je suis n'a aucun mal à admirer la puissance de pensée de cette...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 18:03

Mots et maux en partage - "Tenir - douleur chronique et réinvention de soi-, David le Breton
" Pour chasser la douleur du monde, on a été obligé d'inventer les dieux" Nietzsche Au fil de mes lectures et de mes réflexions, je m'en suis convaincu, en m'arrachant peu à peu aux évidences linguistiques, la nature de l'homme c'est la culture, et la...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 00:17

Point Godwin du marché éditorial - "La disparition de Josef Mengele"- Olivier Guez
Il ne sert à rien de critiquer négativement les livres qu'on lit. Il y a tellement de bons livres à défendre. Je passe, la plupart du temps. Mais voila, parfois, la critique négative apporte, en contraste, certaines réflexions utiles. Et puis, certains...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans Histoire
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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