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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 03:42

Que faire de la faiblesse des pères ? - Jean-Pierre Lebrun, "Un monde sans limite"/"Malaise dans la subjectivation"
Jean-Pierre Lebrun est un psychanalyste belge qui a ouvert un débat important dans le mouvement psychanalytique. Avec deux textes, rassemblés et réédités par Erès : "Un monde sans limite" et "malaise dans la subjectivation". Contrairement à ce qu'ont...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 09:49

Nous sommes le pouvoir, mais qui nous protège du pouvoir ? Relire « 1984 » de George Orwell en 2017 - paru dans la Quinzaine littéraire
« 1984 » de George Orwell, nous dit-on, a bondi dans les ventes, singulièrement aux Etats-Unis depuis l'ascension de Donald Trump (personnellement, cet événement m'a évoqué le moins brillant mais aussi terrifiant « dead zone » de Stephen King). Il n'est...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans Oeuvres politiques
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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 14:46

Comme un avion sans cap - « L’opium du ciel » -Jean-Noël Orengo ; paru dans la Quinzaine Littéraire
« L’opium du ciel », roman de Jean-Noël Orengo, ne marquera sans doute pas l’histoire du roman. Il mériterait cependant sa place dans une illustration future des mœurs de notre époque et d’une littérature qui en est le fruit. Au départ, on peut être séduit...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 22:43

A l'ombre douce des songes - " Traversée des ombres" - Jean-Bertrand Pontalis
Pour l'écrivain et psychanalyste Jean Bertrand Pontalis, écrire, se constituer durablement comme individu, l'un et l'autre, l'un avec l'autre, était se placer et cheminer sous l'ombre des songes, le songe des ombres. C'est ce qui ressort de ce recueil,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:47

Monsieur le Président, sortez le droit d'auteur de l'héritage
Dans un mois, les français éliront, aux termes d'une constitution de "salut public" issue de la guerre d'Algérie, reflet d'une société industrielle, horizontale dépassée, un monarque présidentiel, puis, dans l'état actuel de nos institutions (on trouve...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 19:41

De la richesse des associations - "Des psychanalystes en séance - Glossaire clinique de psychanalyse contemporaine", 58 auteurs.
Cette somme considérable de petits articles percutants (trois, quatre pages) se saisissant chacun d'un concept de la psychanalyse (pas forcément consensuel d'ailleurs), le présentant rapidement, et le confrontant à un ou des exemples d'utilisation ou...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 21:42

La fée électricité sans les soviets , « Ma découverte de l'Amérique », Vladimir Maïakovski - paru dans la Quinzaine littéraire
Les lecteurs de cette comète vivante hallucinée que fut Vladimir Maïakovski se réjouiront de cette initiative des Editions du Sonneur : éditer le carnet de voyage en Amérique du poète du « Nuage en pantalon », que nous pouvons mieux connaître depuis que...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit Oeuvres politiques
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 09:31

Qui a vu le grand méchant loup desséché ?  - Dans le jardin de l'ogre - Leïla Slimani
Avant d'être consacrée par le Goncourt, pour un livre que je n'ai pas lu, Leïla Slimani avait écrit un premier roman, "Le Jardin de l'ogre" . Un roman "choc", "sans tabou" si apprécié des éditeurs et des colonnes des journaux féminins. L'histoire d'une...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 21:42

  Survivre, disent-ils -" De rêves et de papiers - 547 jours avec les mineurs étrangers isolés", Rozenn Le Berre
Ce n'est presque pas un récit, pas du tout un essai, c'est un document d'abord et avant tout, tellement Rozenn Le Berre choisit, semble t-il de prime abord, de s'effacer pour donner la parole aux ombres des ombres de nos rues contemporaines : les mineurs...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 21:08

Les acrobaties d'un croyant philosophe surdoué - « Les confessions » , St Augustin
Je préfère le dire tout de suite pour éviter des déceptions: je propose ici une lecture de St Augustin, par un athée. Pas un athée agressif, fermé, ni même « prosélyte » dans son athéisme, j'espère, car sinon je ne lirais pas les textes comme celui dont...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie Histoire
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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