Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 21:08
Les acrobaties d'un croyant philosophe surdoué - « Les confessions » , St Augustin

Je préfère le dire tout de suite pour éviter des déceptions: je propose ici une lecture de St Augustin, par un athée. Pas un athée agressif, fermé, ni même « prosélyte » dans son athéisme, j'espère, car sinon je ne lirais pas les textes comme celui dont on va parler. Un athée simplement, qui sans doute préférerait être croyant – il y a des avantages indéniables-, mais qui ne peut pas y parvenir, voyant trop nettement la création d'une entité divine comme un anthropomorphisme qui tombe à pic.

 

La curiosité, ici, implique un certain respect, ou en tout cas une prise au sérieux de ce phénomène qu'on appelle « le sacré ». La religion est certes un opium du peuple ( et parfois elle ne l'est pas, comme le montre la théologie de la libération), mais c'est d'abord la forme privilégiée de réponse aux tourments métaphysiques de l'humanité. Sachant cela, on ne peut pas aborder les phénomènes religieux avec mépris, ce qui serait d'une certaine manière insulter l'angoisse humaine.

 

Au terme du parcours de ces « Confessions », je n'ai pas été gagné au Salut par la Foi par la prose poétique ample et fluide d'Augustin, certes parfois répétitive comme une longue prière. Mais quelle lecture passionnante, qui en dit long sur le catholicisme. St Augustin, qui vécut juste après les pères de l'Eglise, à la jonction entre quatrième et cinquième siècle, alors que l'Empire est devenu officiellement chrétien – St Augustin, vénéré de son vivant, est consulté par les empereurs lui-même-, a eu une influence déterminante sur la théologie catholique. C'est sans conteste un des esprits les plus brillants qu'ait accueillis l'Eglise, peut-être le plus doué après Paul de Tarse. C'est peut-être le seul membre éminent du clergé qui soit admis sans réticences dans la communauté des philosophes de premier plan. Hannah Arendt a par exemple réalisé sa thèse de philosophie à son sujet. Il a notamment contribué à la doctrine politique de l'Eglise, en théorisant la distinction entre cité de Dieu et cité des hommes (ce n'est pas abordé dans « les confessions », qui ne donnent pas grande place non plus à la charité).

 

Talonné par la raison

 

Par ces confessions, Augustin parle à Dieu, et non à Jésus Christ, dont il parle peu d'ailleurs (ce qui m'étonne un peu, car on est en pleine querelle de l'arianisme, et Augustin est du côté de ceux qui défendent le caractère divin de Jésus). Il ne cache rien de ses « pêchés », de sa sensualité, de ses tentations passées et présentes. Evidemment c'est aussi à ses frères et sœurs de Foi qu'il parle, et aux autres qu'il veut convertir.

 

Ce qui m'a particulièrement intéressé c'est de lire un esprit aussi élevé, qui prône une autre voie que celle de la raison, tout en ne pouvant s'empêcher d'en user sans cesse, de sa propre capacité rationnelle. Il doit sans cesse trouver un équilibre entre le logos et le mystique. A mon sens il ne le trouve pas. Il doit se débattre dans les mêmes difficultés que le Pascal des « Pensées », plus tard, dans un autre contexte. Mais la filiation des deux œuvres est tout à fait frappante.

 

On dit souvent que la Renaissance est la redécouverte de la pensée antique, qui aurait été enterrée par le catholicisme médiéval. Sans doute faut-il nuancer ce constat. Si l'on s'est mis à relire les anciens païens (et à les illustrer dans l'art), via les intellectuels arabes, on n'avait pas non plus brûlé les manuscrits. Augustin en est le témoin. Car il explique que son catholicisme s'inscrit, non pas dans une rupture franche, mais dans une continuité surmontée avec le platonisme. Ce qui est d'ailleurs la conviction de Nietzsche, qui confond Platon et le christianisme dans la même pensée nihiliste. Pour Augustin, il manque aux Académiciens la considération de l'incarnation du Christ. Par contre, l'ennemi, c'est Aristote et ses catégories qui disloquent Dieu, dont Augustin voit les dangers. Aristote est le père d'une tradition qui s'affirmera empirique, plus tard sociologique. Donc d'un matérialisme qui est déjà l'ennemi, dans l'esprit subtil de l'Evêque d'Hippone. Ce que le catholicisme ne peut pas admettre dans le paganisme  c'est le fait d'attribuer aux dieux des pêchés, Homère est ainsi détestable pour Augustin qui regrette d'avoir apprécié, jeune, ces fictions avilissantes.

 

Mais Augustin est parfaitement conscient des accointances entre le platonisme et la pensée chrétienne (que la gnose essaiera de pousser dans ses conséquences). Chez Platon il y a cette idée, dit-il qu'au commencement était le Verbe ( le logos), et le Verbe était Dieu. L'idéalisme radical leur est en partage. St Augustin est, on l'a dit, doté d'une capacité rationnelle remarquable. Il ne peut que respecter ces philosophes qu'il a croisés à Rome, et leur « doute », qu'il présente comme humilité devant Dieu, mais qui est aussi une propriété du philosophe. La pensée augustinienne, qui n'est pas exempte de contradictions, exalte à la fois l'unique Vérité, et le doute. Descartes fera un pas décisif de plus, en partant du doute, sans écarter Dieu.

 

 

L'ennemi intime, ceux qui voient le Mal ici bas

 

Une des grandes affaires de la vie d'Augustin, narrée dans « les confessions », qui sont un outil de lutte à cet égard, c'est l'action résolue contre le manichéisme, école de pensée sacrément tenace, qu'il a fréquentée longtemps, notamment au compagnonnage d'un certain Faustus (coïncidence cocasse que ce nom, de celui qui corrompt). Les manichéens, dont la pensée renaîtra avec le catharisme, pensent depuis Zoroastre que le monde sensible est le royaume du mal. Pendant longtemps Augustin a cru cela. Puis il a été convaincu de la bonté de toute la création, et a vu le mal dans le pêché. Mais cependant, en le lisant, on voit, comme Nietzsche, que le cousinage entre chrétiens et manichéens n'est pas si éloigné. Certaines formulations d'Augustin, pourtant si sévère avec ces « charlatans », tirent le monde sensible vers le mal, le remède étant de s'en remettre au Saint Esprit. On lit ainsi (même si le monde est beau, et donne lieu à des descriptions magnifiques, émerveillées) :

 

«  L'homme, part médiocre de votre création ».

«  la glu de l'amour sensible »

«  la faiblesse du corps est innocente chez l'enfant, mais non pas son âme »

« J'ai interrogé la terre et elle m'a dit : je ne suis pas Dieu ».

« devant vous je me méprise et me regarde comme cendre et poussière » (où l'on décèle un masochisme qui fera florès).

« Je retombe en ce bas monde dont le poids m'accable ».

 

Le malaise de posséder un corps, d'être tiraillé par le désir et la frustration, de se sentir aliéné comme le Roquentin de Sartre regardant son bras étranger, se résout dans la religion. Le Saint Esprit apparaît comme l'apaisement possible. La citation suivante d'Augustin, mérite bien l'accusation de nihilisme que les catholiques reçoivent dans « le crépuscule des idoles » :

 

«  J'avais appris de la bouche de la vérité elle-même qu'il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes mutilés pour gagner le royaume des cieux ».

 

Les cathares auront beau jeu d'expliquer qu'ils sont la vraie Eglise.

 

La voie unique vers le Salut

 

Autre grande préoccupation des « Confessions », c'est de témoigner de la guérison d'Augustin, ancien « débauché »(il a eu un enfant illégitime) et voleur de pommes (un passage où il se flagelle violemment pour un banal vol de fruits m'a tiré des sourires). Le professeur de rhétorique inspiré par Cicéron (qu'il respecte, car il combat les manipulations par la parole et prône la sagesse), s'est tiré de ses tourments grâce à la Foi. Il est convaincu d'être sorti de la maladie et de la dépression consécutive à la perte d'un ami grâce à la découverte de Dieu, et d'ailleurs il n'envisage pas d'autre voie possible pour l'humanité. C'est Dieu, et puis c'est tout. Augustin ne sera ni le premier ni le dernier à s'apaiser en plongeant dans la Foi, et en se donnant une colonne vertébrale solide avec ce moyen efficace. C'est pourquoi Dieu n'est pas mort.

 

Cette guérison est donc le viatique universel, et non une possibilité parmi d'autres. Voila la grande différence avec le polythéisme. Sol invictus. Un Dieu, une parole, une Foi, un peuple de croyants. Ce qui vaut pour Augustin vaut pour tout un chacun. Ca ne se discute pas, car on ne discute pas l'Etre immuable, à partir du moment où on choisit d'y croire. Ce n'est pas incohérent.

 

«  de quelque côté que se tourne l'être humain ; c'est pour souffrir qu'elle s'établit ailleurs qu'en vous » dit-il à Dieu.

 

Les Inquisitions n'oublieront pas ces arguments, disant que « c'est pour ton bien » qu'on extirpe tes erreurs...

 

Il reste que longtemps, Augustin aura été tenté par le plaisir de la chair. Ce qui a été décisif, c'est la peur et la promesse de l'immortalité. Deux éléments qu'Epicure a négligés, perdant ainsi un possible disciple.

 

Ceux qui nous expliquent que l'islam serait « par nature » incompatible avec la laïcité, devraient lire St Augustin. Il n'y a pas d'ouverture quelconque à la laïcité dans ces textes (« Je hais violemment les ennemis (de vos Ecritures ) », ce qui montre que l'évolution vers l'acceptation laïque est un processus d'adaptation historique à coups de chocs exogènes, et certainement pas le fruit d'un process endogène à la religion. Le catholicisme a du se plier à la laïcité, et de temps en temps il la conteste ou la contourne. Il n'y a aucune raison de voir l'Islam y échapper.

 

Chez cet esprit rationnel la prévention contre la science indépendante de la foi est néanmoins totale.

 

« Malheureux qui a en lui la science totale et vous ignore »

«  Vaine connaissance qui se couvre du nom de connaissance et de science ».

 

La place du doute, et donc de la philosophie

 

Néanmoins, Augustin est un esprit fort.

Et c'est là que les subtilités du texte m'ont intéressé. Il n'est pas un prédicateur vulgaire. Il ne peut pas s'empêcher de s'interroger. Il pose ainsi des questions à Dieu, tout en nous disant que c'est quand on loue Dieu qu'il se révèle à vous. S'il ne se révèle pas, c'est à vous de vous remettre en cause.

 

Par exemple, on sait qu'une des grandes affaires d'Augustin, c'est l'interrogation philosophique sur le temps, qui d'ailleurs, Etienne Klein le souligne, est très proche de notre conception contemporaine, qui a des difficultés à intégrer les avancées de la science. Augustin aimerait que Dieu lui en dise plus :

 

«  puisque l'éternité est votre lot, ignorez-vous ce que je vous dis, on voyez-vous dans le temps ce qui se passe dans le temps? ».

 

Augustin observe le temps en vrai rationaliste. Se rapprochant des présentéistes actuels (scientifiques qui considèrent que la réalité se recrée à chaque instant, opposés aux relativistes qui voient l'espace temps comme un bloc), ou de Bergson, en insistant sur la notion d'instant. « La longueur du temps n'est forte que de la succession d'une multitude d'instants ».

 

On a beau s'en remettre totalement à Dieu, quand on est intelligent, on ne peut pas s'empêcher de réfléchir sur ses observations et les apories du langage quand il parle du temps.. « Nous disons un temps long, un temps court (…) Mais comment peut-on dire long ou court ce qui n'est pas. Le passé n'est plus et l'avenir pas encore », « il n'est donc pas vrai de dire que l'année soit présente car une année c'est douze mois ». Déjà, même, le temps est apprécié comme un phénomène temporel puisque Augustin dit à Dieu « ce n'est pas dans le temps que vous précédez le temps ». Et Augustin a même une intuition sur la spatialisation du temps qui découlera des découvertes d'Einstein (notion d'Espace-temps) : « le temps est une espèce de distension ».

 

L'homme de raison, de foi, mais de raison sans pouvoir s'en empêcher... doute, s'interroge, sait qu'il ne sait pas tout, et le confesse à Dieu en osant lui poser des questions plutôt que de choisir une ignorance béate. Quand il dit « Hélas ! J'ignore même ce que j'ignore », c'est le signe d'une humilité envers Dieu mais aussi l'héritage des préceptes socratiques.

 

« Que vous êtes mystérieux, vous qui habitez le ciel dans le silence ».

 

Le silence, c'est un problème que ne surmontera jamais la religion. Elle s'en tirera souvent en expliquant que ce silence, paradoxalement, est bien un signe du divin.

 

Et si Augustin est intolérant envers ceux qui ne reconnaissent pas la Vérité dans la Foi chrétienne, désignés comme des bandits, plus ou moins excusés selon le degré d'erreur, il sait que l'on doit interpréter les écritures, puisqu'il s'interroge lui-même sur les textes et doute sur ce qu'il faut en comprendre. Ainsi, le pluralisme est possible, dans la limite de la soumission préalable à la Foi catholique. Des germes de tolérance surnagent :

 

« vous nous avez accordé la faculté, le pouvoir de formuler de bien des façons une idée unique »

 

«  Que me fait, dis-je, qu'un autre comprenne le texte de Moïse autrement que je ne le comprends ? Nous tous qui lisons, nous nous appliquons à trouver, à saisir ce qu'a voulu dire celui que nous lisons ».

 

Cette tentation libérale timide se retrouve dans la description que l'auteur fait de son éducation : « la libre curiosité a plus de force pour instruire qu'une contrainte menaçante ».

 

C'est en retournant à la foi de son enfance, portée par sa mère Monique, qui a une place de choix dans « les confessions », que St Augustin trouvera sa place dans le monde et exprimera ses talents au mieux. Il pourrait ainsi relativiser son mépris des « coutumes », puisqu'en définitive, il y est revenu.

 

Augustin est bien trop intelligent pour vendre explicitement la religion comme un médicament miraculeux contre les tourments de la condition humaine. A aucun moment il ne tombe dans cette ornière, qui serait trop visible. Mais au fond, c'est bien ce qu'il illustre., en présentant son parcours, Il a trouvé Dieu pour Dieu. Mais il prend bien soin de nous décrire les immenses bienfaits qu'il en a ressentis. St Augustin est un excellent militant. Il s'inscrit, en cette fin de l'Empire romain (le sac de Rome a lieu à la fin de sa vie), dans une déjà longue tradition de militants hyper efficaces de la cause. Ils partirent à douze et leur foi devint monopolistique en occident. Qui a rivalisé avec ces gens ? Peut-être les communistes, et leur messianisme renversé. Ils usèrent du même universalisme sans hésitation, et d'un usage subtil des contradictions internes à leur discours. Contradictions, qui un jour, remontent inéluctablement à la surface.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie Histoire
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
  • Contact

Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


ete2010-035.jpg

 

 

D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

Recherche