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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 13:26

Nick-Nolte-and-Thandie-Ne-001.jpg Misère de l'édition des essais en France, où le public lecteur reste coupé d'une partie importante du débat mondial (à moins de lire l'anglais facilement, donc d'être quelqu'un dont le métier est de lire...). L'essai d'Hannah Arendt sur les révolutions française et américaine, livre majeur souvent cité, n'était tout simplement plus disponible en France depuis plusieurs années. J'avais lu des analyses au sujet de ce "De la révolution" et essayais vainement de me le procurer. Il ressort aujourd'hui en Folio Essais, et tant mieux.

 

Celle qui est à mon sens la plus grande femme philosophe (en tout cas depuis Hypathie), figure de premier rang de la philosophie politique, est toujours difficile à suivre, même si cet ouvrage, ample et où elle prend son temps de développer ses idées, est assez accessible. Ce qui rend l'auteure relativement difficile, c'est justement le fait qu'elle est une philosophe au plein sens du terme. Ce n'est pas une essayiste ou une faiseuse de dissertations, mais une auteure assez puissante pour créer, inventer une pensée. Et de ce fait elle est capable d'échapper à toute école, de sortir des rangs, de n'être l'épigone d'aucune pensée ni d'aucun langage préformaté ni code.

Elle "fait" du Arendt quoi... Et cela requiert de nous l'effort de la découverte, de la rencontre de l'inédit, de la compréhension de ce qui n'est pas acclimaté.

 

Ce livre parle ainsi des deux grandes révolutions de l'âge moderne, la française et l'américaine, d'une manière totalement unique. Si Arendt connaît tous les historiens, les penseurs qui se sont référés aux révolutions, elle puise en eux mais ce n'est jamais leur disciple ou même leur continuatrice. Elle est ainsi capable d'utiliser le meilleur de leurs oeuvres comme ingrédient. Cette conquête de la liberté dans l'effort de pensée, c'est ce qui reste le plus impressionnant chez Hannah Arendt et le vrai motif de mon admiration (c'est ce qui explique que chacun essaie aussi d'accaparer la légitimité de sa pensée).

 

La liberté, c'est le thème majeur de toute l'oeuvre de la philosophe. Et ici elle apparaît comme un concept différent de la libération. La Révolution se pose comme une libération qui ne parvient pas à déboucher sur la liberté. Tel est son drame, encore insurmonté. Si Arendt écrit pendant la guerre froide, on pourra lire utilement son livre au regard des révolutions récentes et en particulier du printemps arabe.

 

Ce que veut nous dire Arendt, qui a tant médité Aristote, c'est que la liberté est politique. Alors que notre époque la considère justement comme ce qui n'est pas politique, ce qui reste sur le bas côté de la politique. Arendt se réfère à la notion antique des hommes libres car ils sont sur la scène de la politique. Ils participent aux affaires de la Polis. Cette idée là, d'après elle, a pu être au coeur de la révolution américaine pour un certain nombre de raisons, et ainsi cette révolution là mérite d'être redécouverte. La révolution française pour sa part, a été hantée par la nécessité du bonheur, cette "idée neuve en Europe" selon St Just. Les droits n'y étaient pas garants de la participation politique, mais un programme à accomplir, pour permettre à la multitude d'accéder au bonheur. 

 

L'idée d'un cours nouveau pour l'Histoire naît avec ces deux révolutions, qui émancipent la culture de l'idée d'un cycle répétitif et fatal pour la placer face à l'avenir au sort inconnu. C'est la révolution qui accouche de la philosophie de l'Histoire (incarnée par Hegel). Mais cette idée n'est pas présente au début de la révolution. Les révolutionnaires, et le terme  "révolution" (tour sur soi-même) le dit, étaient plutôt porteurs de l'idée d'une restauration. Celle de leurs libertés volées, par les anglais, ou par un Ancien Régime corrompu. Mais le cours des révolutions a bifurqué. Alors que les révoltes médiévales cherchaient à chasser le tyran, les révolutions ne sont pas des révoltes comme Louis XVI se l'entendit dire dans sa chambre de la part de Liancourt. Elles bouleversent l'ordre politique mais aussi, pour ce qui concerne les deux grandes révolutions, la conception même du temps. Robespierre en a conscience quand il dit que depuis deux siècles, "tout a changé dans l'ordre physique, et tout doit changer dans l'ordre moral et politique".

 

Autre nouveauté radicale : ces révolutions font de la liberté et de l'égalité des attributs naturels de l'Homme. Ce n'était pas le cas des républiques antiques pour lesquelles l'égalité était l'isonomie, soit un attribut donné par la cité. Ce n'est que politiquement que les citoyens devenaient égaux. Devenus droits naturels, la liberté et l'égalité se comportent comme des tigres.

 

Pour la première fois, la multitude entre sur la scène de l'Histoire. Sur cette scène qui était réservé aux seuls hommes "libres" , c'est à dire affranchis de la nécessité. Et c'est sur ce point, celle de l'importance cruciale de la question sociale dans la révolution, que les sorts des deux révolutions se séparent.

 

La pauvreté, c'est le "diktat de la nécessité". Les nécessiteux, qui n'étaient pas libres, déferlèrent sur la révolution française et en déterminèrent le cours. Jusqu'à faire dire à Robespierre que "le superflu seul peut être reconnu comme propriété privée". La révolution glissa de la recherche des voies de la liberté à la quête du bonheur du peuple. Le drame de la révolution française, et Robespierre le dit dans son dernier discours, c'est de ne "pas avoir su trouver le moment de fonder la liberté"...

 

... Et ce drame a eu de lourdes conséquences, car Marx, qui reprend ensuite le flambeau (pas d'équivalent pour la révolution américaine) constate que sans résoudre la question sociale, la liberté n'est pas possible. L'abondance devient alors le primat révolutionnaire. Lénine, l'héritier de 93, a cette phrase si connue pour définir sa révolution : "les soviets plus l'électricité". Il y associe en une image simple le lien indéfectible entre la liberté et le bien-être, mais ce n'est pas ce qu'il met en place. Car il se convainc au fond, comme ses prédecesseurs, que son pays ne pourra pas sortir de la misère par la voie de la liberté. Le drame se rejoue. Les soviets sont sacrifiés au parti, et l'URSS se transforme en quelques décennies d'un pays arriéré à une nation capable d'écraser les forces allemandes puis d'envoyer des astronautes dans l'espace, au prix d'horreurs incommensurables.

 

Les révolutionnaires des 19eme et 20eme ont lu tout ce qu'ils vivaient au prisme du déroulement de la grande révolution française, et ont pensé que ce schéma s'imposait de lui-même, comme nécessité historique, qu'ils devaient se positionner par rapport à lui. Ce sont "les dupes de l'Histoire" dit Arendt, conduits dans les mêmes impasses.

 

L'amérique de l'époque était toute autre. Les pauvres y étaient pauvres mais pas miséreux. Les européens qui y voyageaient étaient étonnés par le sentiment d'égalité qui y régnait et par la prospérité. Tout cela masquait évidemment... la réalité massive de l'esclavage. L'esclavage externalisait la question sociale. Elle la rendait invisible, elle la privait d'un rôle politique. Tout comme la démocratie antique se fondait aussi sur l'esclavage (de manière étonnante Arendt ne le rappelle pas).

 

Ainsi, les révolutionnaires français furent guidés par "la compassion". On a tendance à voir dans les Lumières le règne de la raison.... Pourtant il y a Rousseau, et son "âme déchirée", entre sa bonté originelle et la corruption sociale. Le peuple devint la référence de révolutionnaires passionnés et entraînés par la tempête révolutionnaire, par le mouvement de ces "puissances de la terre" que sont les pauvres pour St Just.  La notion de "volonté générale" incarna le peuple un et indivisible. Cette unité se réalisa face à l'agression étrangère, mais aussi à l"intérieur, dans la lutte de l'intérêt général contre l'égoisme privé. La fameuse "vertu" robespierriste, c'est l'oubli de soi. 

 

La compassion pour le peuple, pour sa souffrance, en vint chez Robespierre à éteindre la capacité à "établir des liens avec les individus dans leur singularité". Ainsi Robespierre fait tuer Desmoulins, son ami le plus proche, Danton, et d'autres. Cela n'a rien à voir avec le crime stalinien. Cela est un combat contre soi que mène Robespierre, qui voit l'océan de souffrance autour de lui et il l'oppose viscéralement à l'intérêt privé. C'est l'"infinitude" des sentiments qui finit par rendre Robespierre et les siens insensibles à la réalité des individus. Drame qui se rejouera (il n'y a qu'à lire "leur morale et la nôtre" de Trotsky);


La compassion, pour les raisons que l'on a vues, et en particulier l'esclavage de masse, n'a pas de rôle dans la révolution américaine. Les pères fondateurs sont influencés par l'idée philosophique, moderne, de l'équilibre entre raison et passion, De plus, les américains sont les fils en rupture d'une monarchie parlementaire anglaise. Contrairement aux français qui affrontent une monarchie absolue, théâtre d'une corruption incarnée par la cour de Versailles. En France, il faut fracasser l'égoïsme pour retrouver l'homme naturel de Rousseau, qui paraît s'incarner dans ce peuple qui déborde des rues ; en amérique il faut organiser un gouvernement qui respecte les libertés des uns et des autres.

 

La Déclaration des droits de l'homme française est ainsi la source du pouvoir politique, et son programme à réaliser. La déclaration américaine vise à contrôler le pouvoir poltique, à le freiner. Deux logiques bien différentes. Montesquieu hante la révolution américaine, alors que Rousseau est la figure de la française.

 

La question qui reste posée est donc : est-il possible d'éviter l'échec quand une révolution éclate dans une société où la pauvreté l'emporte ? "La libération de la nécessité, en raison de son urgence, prendra toujours le pas sur la construction de la liberté". 

 

Le problème chez Arendt, pour le synthétiser, c'est que la nécessité (la pauvreté) vient dans la révolution envahir le politique, soit le seul lieu pour elle où la liberté est vraiment réalisable. Car la liberté est politique. 

 

Les américains, avant la révolution, tiennent des assemblées. Ils connaissent le "bonheur public" de participer. En France sous l'ancien régime cela n'existe pas. Dans la révolution, c'est le déferlement populaire qui s'exprime et pousse la révolution.

 

Ainsi les américains, eu égard aux conditions de leur révolution, ont pu apprécier les apports de Montesquieu sur la liberté. John Adams disait : "le pouvoir doit être opposé au pouvoir, la puissance à la puissance, l'intérêt à l'intérêt, de même que la raison doit l'être à la raison, l'éloquence à l'éloquence, et la passion à la passion". De telles idées sont absentes du tumulte révolutionnaire français, guidé par la notion de volonté générale.

 

La volonté générale est nécessaire en France car elle remplace l'absolu de la monarchie. Jean Bodin avait théorisé la souveraineté nationale; et la révolution doit substituer au Roi un autre absolu. La nation souveraine. Il faut comprendre qu'en balayant l'ancien régime, la révolution a balayé la structure politique du pays. Ce n'est pas le cas en Amérique. 

 

L'amérique s'est bâtie sur des pactes, depuis celui passé dans le May Flower. On convient de tenter l'aventure du nouveau monde ensemble et on passe un pacte qui représente un engagement mutuel. C'est dans ce fil que se situe la révolution américaine. En France, le peuple déïfié déferle et devient la source de la loi et du pouvoir. Les américains n'auraient pas pu écrire cet article de la DDHC : "la loi est l'expression de la volonté générale".

 

La révolution américaine, malheureusement, n'a pas été méditée en Europe, ni même en Amérique . Cette existence d'une révolution qui n'éclate pas mais qui procède d'une délibération, de la raison, de la réunion volontaire des citoyens, est infiniment précieuse. L'Amérique elle-même a perdu la mémoire de sa révolution, ce qui explique en partie son aveuglement à l'égard des processus révolutionnaires dans le monde, qu'elle contribua tellement à écraser.

 

Alors que doit-on en conclure ? 

La tradition révolutionnaire doit résoudre le problème de la conciliation de la nouveauté dans l'Histoire avec la stabilité. Et ainsi de la participation du peuple à l'action, qui dépasse son déferlement ou sa passivité.

 

Jefferson a essayé de penser cela, avec un projet de districts qui ressemblent aux différents conseils qui surgiront des révolutions et seront ensuite écrasés par des partis uniques (ou par le SPD en Allemagne en 1919). Jefferson était préoccupé par les moyens de faire survivre l'esprit révolutionnaire après la révolution. Il pensait même que la constitution devait être révisée périodiquement, il croyait au devoir d'insurrection aussi. L'arbre de la démocratie devait etre rafraîchi pour ne pas mourir.

 

La révolution française a connu ce processus, ces germes d'une nouvelle forme de gouvernement (de gouvernement, pas de "consultation") à travers les 48 sections de la commune parisienne, les clubs et sociétés populaires. L'écho en sera la grande commune de Paris qui impressionna tant Marx, puis plus tard les soviets de 1905 et 1917, les conseils hongrois à deux reprises. Robespierre y était attaché en bon rousseauiste méfiant envers la démocratie représentative... Puis il les affaiblit en les noyautant comme les autres fractions parlementaires, et ensuite en voulant y subsituer le parti unique jacobin. Faisant cela, Robespierre redonna le pouvoir aux factions parlementaires, et quand il fut minoritaire dans l'assemblée le peuple resta indifférent à son sort.

 

Sans le mot d'ordre "tout le pouvoir aux soviets", organes constituants qui resteraient permanents Lénine n'aurait pas pris le pouvoir. Puis il transforma les soviets en monopoles du parti communiste, dès 1919. Rosa Luxembourg fut tout de suite lucide sur la signification de ces évolutions ( Etoiles dans le ciel de minuit de l'Histoire ("vies politiques", Hannah Arendt) .

 

A chaque fois que ces conseils, dans lesquels Arendt distingue la vraie et seule élite du peuple, ont surgi, ils ont été écrasés par les partis, ces organes qui selon Arendt, très sévères avec eux, réduisent le pouvoir du peuple en monopolisant les désignations des représentants, et en transformant le régime en dictature ou bien en oligarchie.

 

Arendt regrette que Marx, pourtant marqué par la commune de Paris, ait pu négliger la question de l'organisation de l'Etat, bref la politique, au profit de l'étude de la dynamique économique débouchant sur le socialisme. Comment ne pas lui donner raison ? 

 

Tout en nous aidant à comprendre les échecs du passé révolutionnaire, Arendt ne souhaite pas abandonner leurs "trésors". Elle nous appelle au contraire à inventer, pour sauver l'idée démocratique et l"idéal de liberté, de nouvelles synthèses. Les leçons croisées des révolutions française et américaine, et des lectures de Rousseau et de Montesquieu, les expériences de Jefferson, John Adams, Marx et Lénine, Robespierre et Sieyès soulèvent des questions communes, qui se posent encore et toujours. On doit essayer d'y répondre pour trouver une issue entre Terreur et oligarchie, entre dictature explicitement politique et dictature de l'indifférence consumériste

 


 

 


 


 


 


 


 

 


 


 


 


 

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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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