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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 20:35

imagesCAZ2NXF9.jpg Il y a quelque temps dans ce blog, je parlais de Christine de Pisan ( Enième petite pause poétique avec Christine de Pisan ), m'étonnais de la proximité de ses tristes sentiments avec la mélancolie de notre temps, et me proposais de chercher une Histoire de la tristesse. Je l'ai trouvée, et bien trouvée, en l'oeuvre de l'historien Georges Minois, "Histoire du mal de vivre". Un excellent parcours paru en 2003, décloisonnant les sciences humaines.

 

Le risque d'une Histoire de la culture, c'est qu'elle a souvent tendance à  regarder là où y a de la lumière, à savoir dans les écrits, les oeuvres artistiques. Ce sont certes des reflets certains d'une civilisation dans son ensemble, mais aussi les productions de couches sociales particulières. Christine de Pisan, ce n'était pas la gardienne des cochons dans la ferme du coin... Donc les histoires culturelles pêchent souvent par ethnocentrisme intellectuel. Georges Minois est assez subtil pour s'en référer, quand c'est possible, à d'autres sources, comme les statistiques de suicide, le courrier des lecteurs au 19eme siècle.

 

Le mal de vivre, comme le chantait Barbara, "ça vient de loin".... On peut considérer que la tristesse surgit dès que la contradiction surgit entre les forces vitales de la survie et la conscience de la difficulté d'être au monde. Il y a 4000 ans, un egyptien écrivait déjà sur un papyrus : "la mort est aujourd'hui mon seul espoir".

 

La philosophie naît comme antidote au mal de vivre

 

Le monde antique est plein d'expression de mélancolie. Elle est alors liée à un sentiment de fatalité, d'être enchaîné à un destin décidé par les Dieux. Tout le contraire de l'angoisse existentialiste contemporaine. Les philosophies antiques : stoïcisme, épicurisme, pythagoricisme, cynisme.... ne sont finalement que des tentatives de réponse au mal de vivre. Très vite, l'humanité sait établir une nosologie de la dépression, décrire ses manifestations, et cherche des remèdes de tous ordres.    

Aristote, comme souvent, marque un changement en faisant de la mélancolie l'apanage du génie. Elle est liée à la lucidité. Platon et Socrate étaient eux-mêmes déprimés... Le mal de vivre serait lié à une surabondance d'humanité. La question de la mort volontaire reste de mise à cette époque. Lucrèce l'épicurien se supprime à 43 ans.  Les lois romaines ne stigmatisent pas vraiment le suicide. Le stoïcisme, un temps triomphant, le présente comme une issue parmi d'autres : si tu n'es pas content, tu peux sortir du jeu.... Dans les classes populaires, le suicide est cependant lié à des craintes et superstitions.

 

La période impériale change la donne car "le moral des ménages" devient une préoccupation du souverain. Et on commence à transformer la dépression en perversion. Dans le même temps, la décadence voit surgir le burlesque, le grotesque, l'humour grinçant, symptômes de l'angoisse qui saisit le monde romain. Petrone écrit son Satiricon.

 

 

La souffrance médiévale, une insulte à l'Eglise

 

 

L'ère médiévale parle de l'"acedia". Le christianisme assimile ce sentiment à un vice inspiré par le diable. L'Eglise veut le monopole du salut, et qu'on puisse lui refuser est impensable. Certes, il y a une influence gnostique chez les premiers chrétiens, qui voient le monde comme un mal, mais cette tradition est vite supplantée et écrasée à chaque fois qu'elle resurgit.

 

Cependant, dans la vie monastique et chez les ermites, le mal de vivre sévit. Et on y cultive ce qui le favorise : l'abstinence, la vie intellectuelle, l'isolement... . Le suicide frappe le clergé et il est interdit par les conciles du 6eme siècle. Les succès dans la noblesse du Roman de la Rose qui évoque "Dame tristesse" et des fabliaux qui présentent le monde comme peuplé de fous montre que les sentiments déprimants sont partagés.

L'oisiveté est pour l'Eglise, en particulier pour Saint-François, la cause de la mélancolie

 

Au 13 eme siècle, la confession devient obligatoire. Elle est l'ancêtre de la thérapie au fond. Mais en diabolisant la tristesse, l'âge médiéval n'a fait que la souligner.

 

Le fin du Moyen Age est une ère malheureuse, marquée par la grande Peste noire qui élimine plus d'un quart de la population européenne, les famines et guerres civiles. La chrétienté se déchire de schismes en hérésies. Les flagellants déferlent.  La peur agite l'occident.

 

Un problème nouveau vient nourrir la mélancolie : le sentiment du temps. Avant la fin du moyen âge, le temps était flou, les saisons rythmaient la vie paysanne avec les fêtes. Mais avec le développement du commerce, le temps prend forme, avec la notion de délais notamment. L'horloge apparaît sur des cathédrales anglaise ou italienne.

 

Petrarque annonce la mélancolie moderne par une oeuvre tournée vers l'introspection : "qui dira mon dégoût et mon ennui quotidien...". Parmi les grandes figures de l'époque, les caractères "saturniens" sont communs : Laurent de Médicis, Philippe de Bourgogne....

 

Renaître n'est pas de tout repos pour le moral

 

La Renaissance, si nous la voyons aujourd'hui comme une sortie des ténèbres, est un moment où la mélancolie s'exprime plus que jamais. L'être humain se retrouve dans un monde bouleversé, immense voire infini (Giordano Bruno). Le trouble règne sur le plan religieux, avec la fêlure ouverte par la réforme qui éloigne Dieu de soi. Tous éléments qui favorisent l'anxiété. Les oeuvres d'Erasme, les tableaux de Bruegel, l'univers rabelaisien témoignent d'un monde devenu agité, et les prophètes de malheur, tel nostradamus, ne manquent pas. Les intellectuels qui se lancent à l'assaut du savoir universel échouent évidemment. La sécularisation de la culture s'exprime par un regard porté en soi-même : l'autoportrait fleurit en peinture. Montaigne plonge en son for intérieur. Le monde vit de grands bouleversements en tous domaines et les âmes en souffrent nécessairement, alors que cohabitent les intuitions modernes et la réaction de la contre réforme.

 

Qui mieux que Shakespeare témoigne de cette vision du monde chaotique ? Hamlet est le prince des mélancoliques. Les pièces de William S. mettent en scène 52 suicides. Robert Burton, en 1577, écrit une "anatomie de la mélancolie" de 2000 pages.... L'idée renaît, depuis le néo platonisme d'un Marcile Ficin, d'une mélancolie liée à l'intelligence et à la lucidité.

 

 

Douter, s'ennuyer, s'inquiéter: trilogie moderne

 

Le 17eme siècle va voir apparaître l'ennui, ainsi que le pessimisme chrétien. L'humanisme de la renaissance a paru échouer, les guerres de religion ont ensanglanté l'Europe. Le contrecoup est une vague pessimiste qui trouve sa forme aboutie dans le jansénisme.  Le pêché originel redevient un problème central. Au même moment, les libertins apparaissent. Ils sont aux antipodes du jansénisme mais partagent au fond un même pessimisme et une conscience des impasses de la Raison humaniste. Si Descartes se refuse à incriminer la raison, et voit dans la tristesse un problème physiologique, le pessimisme triomphe. La pensée de Hobbes fait de l'homme un loup pour l'homme.

 

Le doute s'est emparé de la religion comme le montre la querelle entre Fénelon et son idée de dépouillement de soi, et Bossuet qui veut au contraire préserver la notion de salut divin.

 

Enfin, l'ennui est une notion en vogue (c'est extrêmement bien montré, me souviens je, dans un film où Isabelle Huppert joue Mme de Maintenon). Pascal parle d'un vide au fond de soi, au lieu du Dieu que l'on espèrerait trouver.  La monarchie absolue va de pair avec une codification de la culture, la promotion de la géométrie (qui s'oppose au grotesque baroque qui témoigne aussi d'un certain malaise).

 

Viennent les Lumières, qu'on ne saurait limiter à la notion d'optimisme, loin s'en faut.  L'inquiétude y est très présente. C'est un moteur de l'innovation et du capitalisme, car on se résout à l'action pour transcender le malaise existentiel.

 

Le très noir dix neuvième

 

L'optimisme d'un Leibniz est en réalité minoritaire, et l'esprit du temps est mieux représenté par le Candide de Voltaire.  Le recul religieux ouvre sur l'inconnu et la vieille société se dissout. A la fin du siècle, le Werther de Goethe, histoire d'un suicide, est un succès immense. Nombreux sont les penseurs des lumières qui ressentent un immense vide qu'ils essaient de combler comme ils le peuvent. Mme du Deffand, l'amie de Voltaire, parle du "vide affreux de l'existence". Mme de Stael ( Mme de Staël, ou les pérégrinations de la grande bourgeoisie à l'orée de son règne) , en proie au spleen, sera de cette génération qui réalisera la jonction entre les rêveries mélancoliques inspirées par Rousseau et la première génération romantique.

 

Avant la révolution, la jeunesse s'ennuyait dans un monde en délâbrement, après elle on lui a volé tout espoir comme le dit le mieux possible Alfred de Musset ( Musset face au mirage de l'amour comme absolu (Confession d'un enfant du siècle) ). Le 19eme siècle est celui de la tristesse, marquée par le romantisme sombre. Il prend un caractère de plus en plus aigu au cours du siècle, dans un monde désenchanté par la révolution industrielle, les désillusions politiques brutales, le scientisme.  Les grandes figures littéraires sont marquées par le pessimisme ou le spleen. Flaubert, Baudelaire, plus tard Verlaine ou Mallarmé qui soupire son ennui...  Le dandysme est, selon le mot d'Albert Camus, un "cri de l'ennui" et Oscar Wilde en est le chantre qui ne trouve plus de sens à rien en ce monde. Ces tendances s'expriment en toutes classes, dans les correspondances privées. Georges Sand parle de la souffrance de toute une race.

 

Le 19eme siècle voit surgir les systèmes philosophiques et politiques du désespoir. Schopenhauer en est l'étoile noire. Lui qui ne voit dans la vie que misère et issue que dans l'ascétisme. Le nihilisme, sous ses formes diverses, s'exprime radicalement chez Stirner, pour qui tout est faux sauf le Moi radical. Mais il prend aussi le chemin d'un anarchisme viscéral déterminé à tout détruire pour que le monde renaisse de rien.

Dostoïevski, Maupassant, Mark Twain seront porteurs de cette vision nihiliste fondée sur un désespoir profond.

Kierkegaard prépare le siècle suivant en faisant de l'angoisse la trame de la vie humaine et le désespoir en surplomb la seule attitude possible.

 

La philosophie Nietzschéenne est une tentative de sursaut contre cette civilisation du mal de vivre, où les forces vitales s'étiolent. Mais en appeler au sursaut n'empêche pas l'auteur lui-même (qui juge la pensée comme le produit de la santé de celui qui tient la plume....) de sombrer lui aussi dans le mal être.

 

Malgré cette tristesse qui envahit tout, le  mal de vivre est encore considéré comme une folie. Durkheim fait du suicide un objet sociologique au tournant du siècle, renouvellant profondément l'approche. Le mal être aura sa science : la psychanalyse, qui l'analysera comme le résultat d'un sentiment de perte.... aux vastes conséquences.

 

 

L'angoisse face au vide, l'angoisse face au trop plein

 

 

Le XXeme siècle n'arrange rien.... Et le malaise s'approfondit dans un monde en proie aux désastres dantesques, provoqués par les humains. Le "cri" de Munch symbolise ce siècle que les expressionnistes ont vite compris.  Le nihilisme gagne l'art. Le théâtre de l'absurde (Jarry, Ionesco, plus tard Beckett...), Kafka, la nausée sartienne, Fitzgerald et son sentiment que tout n'est que destruction.... Les oeuvres suintent le malaise. Camus, dépressif et anxieux, cherche à conjurer le phénomène avec la figure de Sisyphe. Il n'y parvient pas pour lui-même en tout cas... Alors que l'angoisse antique relevait de l'enfermement dans la fatalité, celle du 20eme siècle découle d'un sentiment de liberté sans repère.

 

Le sentiment de malaise se radicalise, comme avec Wittgenstein qui prône le silence face à l'obscurité du monde, avec cette phrase terrible : "de ce dont on ne peut parler il faut le taire". Et puis il y a Cioran, qui parle de l'inconvénient d'être né (ce qui est suspect dans son dégoût de la vie cependant, c'est qu'il vient au secours de ses fautes et de sa complicité avec le fascisme roumain, le pire sans doute).

 

A la fin du 20eme siècle il apparaît clairement que le mal de vivre n'est pas le fruit d'une folie mais plutôt d'une conscience aigue.  Les chanteurs qui la poétisent ne sont pas stigmatisés mais admirés.

 

Les psychologues s'accordent à voir dans la naissance un traumatisme, qui dans le meilleur des cas se régule grâce à la combinaison du narcissisme et de la réaction en défense aux agressions extérieures. Le mélancolique n'arrive pas, pour différentes raisons, à trouver cet équilibre fragile.

 

On sait aussi que le mal de vivre a une dimension biologique, comme le montre la relative efficacité médicamenteuse.  

 

La conscience des facteurs sociaux du mal de vivre est de mieux en mieux partagée, et a progressé depuis Durkheim. Les valeurs d'autonomie individuelle non contrebalançée par la solidarité favorisent l'angoisse, le consumérisme produit de la frustration permanente, l'injonction au bonheur culpabilise, le relativisme plonge chacun dans le doute. Le mépris de soi a remplacé l'ancienne culpabilité chrétienne. Les humains ne peuvent plus se rattacher à quelque projet qui les dépasse, à quelque espérance à long terme. La contre révolution libérale a déclenché une guerre de tous contre tous.

 

La société secrète des gens qui vont mal, et  les stigmatise ensuite. C'est qu'ils sont la mauvaise conscience de l'hédonisme marchand. En cela ils dénotent, ils troublent le jeu. En cela ils sont insupportables.

 

Le mal de vivre déborde. La dépression devient un facteur de mortalité très important. Une pandémie. On émet l'hypothèse, qui me semble personnellement crédible, d'un cerveau humain profondément heurté par la complexité du monde, d'une psyché déstabilisée par tous ces dispositifs auxquels on ne comprend rien et pourtant indispensables, d'un être humain éclaté, sur sollicité. D'où l'engouement grandissant pour tout ce qui propose un recentrage, comme la méditation.

 

Ce qui est certain, c'est que le mal de vivre est né avec la conscience réflexive. Il est donc, dans ses différentes formes et ses degrés de gravité, consubstantiel à l'Humain, animal doté de la conscience de soi. 

 

Il nous reste, comme nous le conseille Georges Minois, à essayer d'être grands dans notre malheur. Et si nous n'y parvenons pas, eh bien vaille que vivre....

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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