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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:52

Jesus_Christ_superstar.jpg Le monde est fou, fou, fou, voyez-vous... chantait Pauline Ester, une diva de par chez moi. Et difficile de lui donner tort.

 

Et ça ne date pas d'aujourd'hui. On s'en persuade en lisant l'essai passionnant, alerte, fin et accessible, de Richard  E Rubenstein, sur la querelle de l'arianisme au dernier siècle de l'Empire romain (je sais il y aurait d'autres moyens de constater la folie des hommes...).

 

"Le jour où Jésus devint Dieu" nous raconte, servi par un talent de conteur extraordinaire, un art de transmettre une gourmandise pour l'Histoire, la grande controverse qui agite l'Eglise, mais aussi les masses urbaines de l'Empire, au moment où le christianisme sort de la clandestinité pour devenir religion officielle. Rubenstein, sans renoncer à nous raconter une histoire avant tout, celle d'un conflit avec des personnages hauts en couleur, traite aussi de questions théologiques, de leurs rapports avec les enjeux de société, de la religion comme expression des tiraillements d'une civilisation. On y comprend que les querelles spirituelles sont évidemment autonomes (des gens se passionnent vraiment à ce sujet, disposés à mourir pour un mot), mais aussi et avant tout, le paravent des luttes de pouvoir, puisque pouvoir il y a maintenant pour les gens d'Eglise. Ce sont des ferments de mobilisation très puissants.

 

Ce qui est plaisant dans cet essai, particulièrement, c'est l'humour léger de Rubenstein, qui se traduit notamment par un sens maîtrisé de l'anachronisme. Méthode que pour ma part j'affectionne, car elle permet de rendre ce monde ancien plus proche, ses acteurs plus faciles à saisir. Ainsi l'auteur parle t-il de "gangsters", de "nervis", de "super héros" à propos de Jésus. J'aime les historiens, mais je les aime encore plus quand ils chassent les formes scolastiques pour mieux nous passionner, sans crainte de banaliser leur savoir et d'abaisser la garde de leur légitimité d'universitaire.

 

Une des caractéristiques qui me plaît dans le monde antique, et aussi dans l'univers médiéval (je pense l'avoir déjà mentionné dans ce blog), c'est l'étonnante capacité des hommes d'alors, à se lancer dans des schéma hyper complexes, alors que les techniques de communication , de transport, de stockage des informations, sont sommaires. Des intrigues sans fin se nouent et se détricotent, des stratégies subtiles se déploient, un débat incessant existe. Envers et contre tout.

 

Et surtout, au contraire de ce que l'on déplore dans notre monde de l'image où le langage semble fondre comme la calotte glaciaire, appauvrissant ainsi notre capacité à vraiment débattre, les mots ont un sens. Ils comptent, ils sont intenses. Ils ne sont pas flous et méprisés comme aujourd'hui. On se bat pour des mots. Les masses citadines, les pauvres, sont capables de se révolter pour un mot, une expression. Quelle folie, mais quelle réserve d'intelligence !!!

 

Cette querelle de l'arianisme est l'histoire d'un acharnement conceptuel. La querelle va mobiliser les empereurs, les prêlats de tous niveaux, mais aussi la population des villes comme Alexandrie, Antioche, Tyr, et la nouvelle Rome : Constantinople. L'école n'est pas organisée, et pourtant beaucoup se débrouillent pour savoir lire, et se jugent tout à fait capables d'avoir un avis sur les rapports au sein de la Sainte Trinité, ou sur l'enjeu qui consiste à trancher si Jésus, devenu leur ami intime, a été créé ou engendré, s'il est un demi Dieu, un ange de première catégorie, une image de Dieu ou sa manifestation.

 

Le théâtre de la querelle, c'est un Empire qui devient pérméable. A partir de 220 post JC, les frontières sont menacées par les Perses en Orient, par les peuples germains au Nord (viendront ensuite les Huns). Au début du 4eme siècle, Dioclétien, un grand Empereur, semble redonner sens à la pax romana. Mais c'est temporaire.

 

L'ambiance est donc à l'angoisse. L'espérance chrétienne en profite, pour grandir à un rythme démultiplié. Alors que ses débuts avaient été lents. Elle survit aux persécutions, notamment celles décidées par Dioclétien qui n'y va pas avec le dos de sa cuillère en argent. Le problème suscité par les chrétiens, c'est qu'ils ne participent pas aux rites civils, et surtout ils divisent le peuple en n'admettant pas la pluralité des Dieux. A chacun ses dieux, c'était la devise informelle du monde romain païen. Les empereurs ne saisissent pas la nature inédite du christianisme, religion universelle mais aussi intime. Vécue en son for intérieur. Ce n'est pas simplement une religion en tant que pratique et croyance qui relie. C'est un rapport intime avec la foi. C'est ce qui la rend hyper compétitive sur le marché des âmes.

 

En 312, Constantin marche sur Rome, devient Empereur, puis étend son pouvoir à l'Orient en battant Licinus. Ce païen qui croyait à un seul Dieu (sol invictus), se proclame chrétien. Tout change. De religion persécutée, les disciples de Jésus deviennent les chouchous de l'Empire. Constantin a dit voir une croix dans le ciel, lui permettant la victoire.... mais il semble, si l'on suit le livre que lui a consacré Paul Veyne ("comment notre monde est devenu chrétien" que je vous conseille, car lui aussi alerte et plaisant), que cette conversion soit un pari réfléchi sur le potentiel de cette religion à favoriser l'unité de l'Empire.

 

Surgit alors une querelle au sein de la communauté chrétienne massive d'Alexandrie. Un prêtre, Arius (d'où l'arianisme), est excommunié par l'évêque Alexandre. Tout cela prend des dimensions inquiétantes, avec combats de rue, et l'Empereur envoie son conseiller Ossius de Cordoue enquêter sur place. Arius ne perd pas de temps et s'arroge le soutien d'Eusèbe de Nicomédie, qui convoque un contre-concile et réhabilite Arius. L'Eglise d'Orient est menacée d'éclatement.

 

Surgit dans la polémique un jeune personnage qui participera à toute l'histoire : Athanase, antiarien convaincu d'Alexandrie, dont il sera l'évêque. Brillant théologien, aux qualités de leader et au sens politique aiguisé. Rubenstein le compare à Lénine ! Il subira 5 exils, reviendra toujours, échappant aux multiples tentatives de l'éliminer.

 

La polémique a pour objet la nature de Jesus. Les ariens considèrent qu'il n'est pas Dieu, mais une sorte de créature inérmédiaire entre Dieu et l'Homme. C'est une pensée en continuité avec le judaïsme et la pensée grecque. Ils envisagent Jesus comme un compagnon, un modèle accessible, à suivre pour les hommes. En face, Athanase et ses amis sont en rupture avec l'ordre ancien. Jesus est inséparable de Dieu, et puis c'est tout. L'ordre nouveau doit s'imposer.

 

Constantin lui-même va chercher à favoriser un compromis autour de l'idée que Jesus et Dieu partagent la même "essence" ou 'substance". C'est autour de ce mot et de sa compréhension que la bataille se déroulera pendant des décennies, sortant du domaine purement spirituel. Les luttes de pouvoir dans l'Eglise, mais aussi entre l'Orient et l'Occident, et entre Césars et Empereurs, se greffent autour de cette querelle. L'instrumentalisant mais aussi en découlant.

 

Les luttes de pouvoir, hier comme aujourd'hui, ne peuvent pas se montrer nues, elles ont besoin de prétextes mais aussi de vecteurs de mobilisation.

 

De manière étonnante, les forces des deux camps s'équilibrent, rendant la lutte plus difficile et durable.

 

Au Concile de Nicée, Constantin pense avoir règlé la polémique autour de la formule : "Le Père et le Fils partagent la même substance". Les ariens acceptent. Mais revenus chez eux, ils affirment que cela ne remet pas en cause la différence entre Dieu et Jésus. C'est reparti pour un tour d'exils, de convocations chez l'Empereur, de brutalités locales.... On n'en sort pas.

 

Nicée est un tournant historique, car depuis lors on peu se prévaloir de l'autorité de l'Etat pour imposer des positions théologiques. Constantin s'est plongé personnellement dans la discussion, créant ainsi un précédent fondamental.

 

Constantin est pris entre les deux feux de deux personnages très persuasifs qu'il connaît personnellement : Arius et Athanase. Ce dernier fait l'objet de campagnes d'accusation de plus en plus lourdes de la part des ariens, qui l'accusent de tous les crimes (avec une part de véracité semble t-il, Athanase étant un adepte de la formule "la fin justifie les moyens"). Constantin finit par exiler Athanase en Gaule.

 

Arius meut au concile de Constantinople qui devait pleinement le réhabiliter. Et Constantin décède juste après, en 337. La donne change. Après un bain de sang (habituel dans les successions romaines), Constant prend le pouvoir central, et Constance est César de l'Orient

 

Athanase d'Alexandrie continue ses agitations, en parfait trublion de l'époque. Exilé à Rome, il se rapproche du pape Jules. Ensemble, ils essaient et parviennent à entraîner l'Empereur Constant dans leur cause. Il met la pression sur le César d'Orient, lui demandant de redonner leurs places aux évêques nicéens (antiariens) exilés ou refoulés de leurs églises. Le ton va alterner entre phases de tension et apaisement. A Constantinople, Paul le nicéen profite de la mort de l'évêque arien pour reprendre le pouvoir spirituel. Un général revient du front Perse pour remettre de l'ordre, il est tué par les émeutiers. Constance revient lui-même, exile Paul à nouveau.

 

Le conflit devient clairement un risque d'affrontement politique entre Orient et Occident, avec des menaces de guerre. Les deux camps essaient de museler leurs extrêmistes, et alternent ouverture (retour autorisé d'Athanase vers 346 à Alexandrie, sa ville chérie) et démonstrations d'autorité.

 

En 349, le contexte politique change. Constance bat les Perses. Il parvient, avec un certain Ubfilla, à christianiser massivement les wisigoths. Constant est alors putsché en Occident, et s'ensuit une guerre de trois ans au terme de laquelle Constance s'impose. Chez les antiariens, c'est l'affolement : l'évêque Paul qui a frayé avec l'ennemi est exécuté. Athanase s'en sort encore une fois... évolue entre petits retours en grâce et clandestinité. Il réussit à se mettre dans la manche l'ermite Antoine, grande star de la chrétienté d'alors, qui est son premier supporter.

 

Constance essaie de reprendre le dessein de son papa Constantin : réconcilier l'Eglise autour d'une formule sémantique (Constantin était néanmoins plus proche des antiariens, que Constance favorable à l'arianisme modéré). Mais les formules ne sont pas miraculeuses. S'il n'y a pas consensus réel, elles ne servent à rien. Et elles n'effacent pas les enjeux de pouvoir dans l'Eglise devenue puissante. Neuf conciles successifs sont organisés. En 359, on s'arrête sur la formulation assez large : "Le Fils est semblable au père". Mais encore une fois, ça s'interprète comme on veut.

 

Les partisans de l'arianisme se divisent en courants. Les conservateurs pensent que Jésus est "à l'image de Dieu". Les radicaux que le Père et le Fils sont clairement différents. Un troisième courant les jugent "similaires". Un sacré désordre.

 

Le César d'Occident, Julien, le futur apostat ( Héritages chrétien, païen, etc, etc... ) défie Constance et prend le pouvoir. Il tombe le masque et déclare qu'il est païen. L'Eglise se retrouve brutalement rendue à son ancienne place. Julien essaie d'attiser la contoverse de l'arianisme, pour disloquer l'Eglise chrétienne. Il réhabilite les exilés, espérant déclencher des guerres internes. Mais Athanase le rusé ne tombe pas dans le panneau : pour la première fois il envoie des signes d'ouverture aux ariens, ses ennemis jurés. Il a en effet compris que le fossé s'est creusé entre ariens modérés et radicaux et qu'une recomposition est possible.

 

Quand Julien, qui tente de marcher sur les pas de son modèle Alexandre le Grand, meurt au combat, il a échoué à revenir en arrière. Le paganisme n'est pas en mesure de remplacer la foi chrétienne, devenue une religion intérieure. L'Empereur Jovien rétablit les privilèges chrétiens.

 

S'ensuit une phase où les empereurs sont obligés de se concentrer sur la défense d'un Empire troué de toutes parts, délaissant les questions religieuses. Pendant ce temps, s'ébauche une synthèse nouvelle, élaborée par le groupe des capaddociens (Basile le grand en particulier), autour de la notion de Sainte Trinité qui casse le débat sur la relation entre Père et Fils : "Dieu est constitué par trois individus partageant la même essence".

 

Athanase meurt en 373.

 

La grande catastrophe d'Andrinople (378) change la donne en faveur définitive des antiariens. Sur ce champ de bataille, l'armée romaine d'Orient est écrasée par les Wisigoths, on ne retrouve pas le corps du César. L'arianisme reposait sur un certain optimisme : en s'identifiant à Jésus, personnage non divin, l'Homme pouvait changer le monde.Cette vision s'effondre. Le pessimisme gagne, et on se réfugie dans l'idée du salut dans l'autre monde. Les nicéens (ceux qui se réfèrent aux conclusions antiariennes du concile de Nicée) reprennent le dessus. Leur vision correspond à leur époque.

 

Vient alors l'empereur Théodose qui va règler définitivement la question. Il impose une orthodoxie nicéenne, pérsécute le paganisme (l'assassinat de la philosophe Hypatia... Voir le film avec la sublime Rachel Weisz). Le chritianisme devient religion officielle de l'Empire, avec un dogme uniforme, une inquisition. La rupture intellectuelle avec le monde antique est entérinée.

 

Ce qui restera de cette controverse sera néanmoins essentiel. Les Eglises d'Orient et d'Occident, qui ont clivé à cette occasion (bien que dans un premier temps la querelle ne concerna que l'Orient) continueront de diverger sur d'autres questions. La querelle se focalisera sur les liens au sein de la sainte trinité. Sur le sujet de Marie aussi.  Jusqu'au Grand Schisme.

 

Quant à l'Eglise, elle a prouvé sa capacité à survivre aux pérsécutions, aux divisions, à son intégration à l'Empire, juste avant sa disparition. Auquel elle survivra, forte de son organisation administrative de plus en plus centralisée et systématique, mais aussi de son caractère de religion du for intérieur.

 

Les humains sont ainsi. Ils ont besoin de donner des formes subtiles, à portée universelle, à leur querelles aux motifs plus prosaïques (l'accès au pouvoir). Pourquoi ? Parce qu'il faut bien peupler de sens le vide du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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commentaires

Rebecca Minkoff sale bags 07/08/2014 12:11

The reason behind the quarrel within the massive Alexandrian Christian community is still unknown. This was happened at the time of the great ruler Alexander. He completely opposed the Jesus followers. At the same time Athanasius and his friends followed Jesus.

clovis simard 22/10/2012 00:44

Voir Blog(fermaton.over-blog.com)No.21- THÉORÈME des POUVOIRS. - La folie des pouvoirs

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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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