Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 09:48

Plaidoyer pour le Moyen-Age (« Bienvenue au moyen âge », Michel Zink)
L a France a affronté un traumatisme terroriste récemment. Et on a vu l’utilisation, classique, non questionnée (quel enfer de ne plus questionner les mots. C’est notre enfer. Celui du cliché vide. De la novlangue qui éradique toute capacité critique),...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
commenter cet article
23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 18:43

Enfermé dans la totalité  (« narcissisme de vie, narcissisme de mort », André Green)
C hristopher Lasch, grand psycho sociologue, lie l’expansion déconcertante des névroses narcissiques au néo libéralisme (voir son essai dans ce blog sur la culture du narcissisme). A raison. Mais sans doute notre ami manque-t-il de profondeur de champ,...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
commenter cet article
8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 14:38

Justice par dessus tout ("Le consul", Salim Bachi)
J'ai découvert l'existence d'Aristides de sousa mendes dans l'essai, chroniqué dans ce blog,de Jean François Bayard, où il se demande s'il eut été résistant ou bourreau et s'interroge sur ce qui peut créer des être infiniment justes et courageux. Bien...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 19:34

Apprendre à mourir (petite pause poétique, "le vent nous portera")
Quelle est la différence entre une poésie et une chanson ? Et bien, une chanson est faite pour être jouée, et une poésie pour être lue. Simplement. Mais on peut lire tous les textes de chanson. Alors ? Zaz n'est pas de la poésie. On le sent, on le sait....
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Poésie
commenter cet article
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 20:11

La prison blanche postmoderne ("le postmodernisme, logique culturelle du capitalisme tardif, Fredric Jameson)
Il s'agit d'un long essai écrit en 1991, qui a marqué, dit-on, la pensée de ce qu'on qualifie de "post modernité" : notre temps. Il est écrit par un marxiste américain, et réédité aux très sélectives éditions des beaux Arts de Paris. Je ne le conseillerai...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
commenter cet article
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:20

Vieillir, dit elle ( « Vernon Subutex 1 » , Virginie Despentes)
C’est le premier tome, réussi, d'une trilogie annoncée. « Vernon subutex 1 » de Virginie Despentes (dont on retrouverait dans ce blog une évocation de son essai stimulant et fracassant, « King Kong theory »), est un roman d’époque, un roman de quadra...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 15:29

Justice est rendue à l'oeuvre de M. Houellebecq ("Houellebecq économiste", Bernard Maris)
A vant de périr assassiné par les fanatiques-boomerangs de ce monde nihiliste que son romancier préféré avaient mis en scène à la fin de « plateforme », sentant que leur heure arrivait, comme un Bret Easton Ellis aussi dans « glamorama » (la familiarité...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
commenter cet article
17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 15:51

Pour une éthique libérée des grands mots (« L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine », Ruwen Ogien)
D ogmatiques, avides de confort, passez votre chemin. Ici il n’y a que de l’inconfort à récolter. Le livre dont on va parler est destiné à ceux qui acceptent que le savoir ne mène surtout qu’à d’autres aventures de savoir. Et qui acceptent que penser,...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
commenter cet article
11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 01:11

La violence en poésie - Marina Tsvetaeva (intermède poétique)
Qui nous dira que la poésie est affaire de satin, coussinets et sainte nitoucherie ? Se croit-on particulièrement endurci quand on parle de "poésie urbaine" parce qu'on prend un accent macho et qu'on a un battle dress ? Plaisanteries. La poésie c'est...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Poésie
commenter cet article
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 21:19

Faust, notre contemporain capital ("Faust", Goethe)
J e suis retombé sur le premier Faust de Goethe en farfouillant dans les restes de ma bibliothèque de jeunesse, au domicile parental. J'avais envie de m'y replonger, comme si toute l'époque me le réclamait. Je ne savais pas pourquoi, je l'ai su après,...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Théâtre
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
  • Contact

Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


ete2010-035.jpg

 

 

D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

Recherche