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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 15:51

Pour une éthique libérée des grands mots (« L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine », Ruwen Ogien)
D ogmatiques, avides de confort, passez votre chemin. Ici il n’y a que de l’inconfort à récolter. Le livre dont on va parler est destiné à ceux qui acceptent que le savoir ne mène surtout qu’à d’autres aventures de savoir. Et qui acceptent que penser,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 01:11

La violence en poésie - Marina Tsvetaeva (intermède poétique)
Qui nous dira que la poésie est affaire de satin, coussinets et sainte nitoucherie ? Se croit-on particulièrement endurci quand on parle de "poésie urbaine" parce qu'on prend un accent macho et qu'on a un battle dress ? Plaisanteries. La poésie c'est...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Poésie
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 21:19

Faust, notre contemporain capital ("Faust", Goethe)
J e suis retombé sur le premier Faust de Goethe en farfouillant dans les restes de ma bibliothèque de jeunesse, au domicile parental. J'avais envie de m'y replonger, comme si toute l'époque me le réclamait. Je ne savais pas pourquoi, je l'ai su après,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Théâtre
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 00:21

Notre monde est juché sur le bûcher des sorcières (" Caliban et la sorcière",Silvia Federici)
E n plus de rétablir la mémoire d'une infamie oubliée, Silvia Federici enrichit la compréhension de notre Histoire, et de la violence intrinsèque à notre monde moderne, avec "Caliban et la sorcière (femmes , corps et accumulation primitive )", un bel...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:03

Malgré le Mal ("Confiteor", Jaume Cabre)
C ’est le livre dont on parle, « Confiteor » de Jaume Cabre , monument de 800 pages, d’une densité rare. Un grand roman. Un très grand. Mais je me demandais ce qui manque à ce roman catalan pour entrer dans l’Olympe. J’y reviendrai peut-être. Difficile...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 21:39

Et si je n'avais pas lu ?
Et si je n'avais pas lu Machiavel, Cicéron ou Thierry Jonquet ? Et si je n'avais pas lu " de la beauté" de Zadie Smith, aurais'je compris qu'il est si difficile d'être soi, pour tant d'entre nous ? Si je n'avais pas lu Proust, et méprisé autant qu'aimé...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 01:00

Et si on se civilisait par le livre ? (rêvons un peu)
Vous en conviendrez... Il y a de quoi être inquiet. Nous sommes en février 2015. Nous devrions être méfiants, même, envers qui ne l'est pas, envahi d'inquiétude. Foncièrement. Qui peut se sentir "confort" dans un tel monde ? Et si la lecture était une...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 18:59

L'invention splendide de la "sociofiction" ("The Wire, l'Amérique sur écoute", collectif)
" All connected" Lester, flic de baltimore, the wire " The Wire" (sur écoute) est à ce jour ma série préférée. Et pourtant des séries de grand souffle il y en a. Je ne suis pas le seul fasciné par cet objet artistique sans comparaison, qui a pour particularité...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 12:50

Vivre de pensée ("Tout et rien d'autre", entretiens avec Susan Sontag)
L es éditions Climat ont eu la bonne idée de retrouver et de faire paraitre un vaste entretien de Susan Sontag avec le rédacteur en chef de Rolling stone, datant de 1979. Sous le titre "Tout et rien d'autre", qui va comme un gant à cette grande intellectuelle...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:09

Péremption ? ("Soumission", Michel Houellebecq)
Q uand on a lu un auteur au long cours, on ne sait pas trop pourquoi notre perception évolue. C'est moi qui mute, devenant plus exigeant, moins candide et impressionnable ? C'est l'auteur qui change ? On se croise sans doute. Oui. En tout cas ma lecture...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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