Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 00:21

Notre monde est juché sur le bûcher des sorcières (" Caliban et la sorcière",Silvia Federici)
E n plus de rétablir la mémoire d'une infamie oubliée, Silvia Federici enrichit la compréhension de notre Histoire, et de la violence intrinsèque à notre monde moderne, avec "Caliban et la sorcière (femmes , corps et accumulation primitive )", un bel...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
commenter cet article
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:03

Malgré le Mal ("Confiteor", Jaume Cabre)
C ’est le livre dont on parle, « Confiteor » de Jaume Cabre , monument de 800 pages, d’une densité rare. Un grand roman. Un très grand. Mais je me demandais ce qui manque à ce roman catalan pour entrer dans l’Olympe. J’y reviendrai peut-être. Difficile...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 21:39

Et si je n'avais pas lu ?
Et si je n'avais pas lu Machiavel, Cicéron ou Thierry Jonquet ? Et si je n'avais pas lu " de la beauté" de Zadie Smith, aurais'je compris qu'il est si difficile d'être soi, pour tant d'entre nous ? Si je n'avais pas lu Proust, et méprisé autant qu'aimé...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
commenter cet article
15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 01:00

Et si on se civilisait par le livre ? (rêvons un peu)
Vous en conviendrez... Il y a de quoi être inquiet. Nous sommes en février 2015. Nous devrions être méfiants, même, envers qui ne l'est pas, envahi d'inquiétude. Foncièrement. Qui peut se sentir "confort" dans un tel monde ? Et si la lecture était une...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
commenter cet article
13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 18:59

L'invention splendide de la "sociofiction" ("The Wire, l'Amérique sur écoute", collectif)
" All connected" Lester, flic de baltimore, the wire " The Wire" (sur écoute) est à ce jour ma série préférée. Et pourtant des séries de grand souffle il y en a. Je ne suis pas le seul fasciné par cet objet artistique sans comparaison, qui a pour particularité...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
commenter cet article
6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 12:50

Vivre de pensée ("Tout et rien d'autre", entretiens avec Susan Sontag)
L es éditions Climat ont eu la bonne idée de retrouver et de faire paraitre un vaste entretien de Susan Sontag avec le rédacteur en chef de Rolling stone, datant de 1979. Sous le titre "Tout et rien d'autre", qui va comme un gant à cette grande intellectuelle...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
commenter cet article
31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:09

Péremption ? ("Soumission", Michel Houellebecq)
Q uand on a lu un auteur au long cours, on ne sait pas trop pourquoi notre perception évolue. C'est moi qui mute, devenant plus exigeant, moins candide et impressionnable ? C'est l'auteur qui change ? On se croise sans doute. Oui. En tout cas ma lecture...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 11:40

Freud, ni Dieu ni diable, génie (Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre, Elisabeth Roudinesco)
Elisabeth Roudinesco est devenue la défenseuse phare de la psychanalyse en France. S'appuyant sur l'accès à des archives jusqu'ici jalousement cachées par les épigones, elle s'est décidée à écrire sa propre biographie du fondateur " Sigmund Freud, en...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison
commenter cet article
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 13:04

"Pronostic de vie très réservé" ("Le capitalisme a t-il un avenir ?" - collectif)
L a vie est égrénée de deuils. Les générations vivant aujourd'hui auront connu, comme les précédentes depuis l'accélération de l'Histoire qui commence avec la Révolution française, bien des tournants. Nous avions cru que Dieu était mort, et son cadavre...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
commenter cet article
4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 17:09

Front urbain ("Villes contestées, pour une géographie critique de l'urbain" - collectif)
L es éditions "les prairies ordinaires" ont rassemblé des textes commentés par des chercheurs français, dressant le panorama mondial d'une géographie critique radicale de la ville contemporaine, soit de la ville capitaliste, puisque c'est le mécanisme...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
  • Contact

Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


ete2010-035.jpg

 

 

D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

Recherche