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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 11:40

Freud, ni Dieu ni diable, génie (Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre, Elisabeth Roudinesco)
Elisabeth Roudinesco est devenue la défenseuse phare de la psychanalyse en France. S'appuyant sur l'accès à des archives jusqu'ici jalousement cachées par les épigones, elle s'est décidée à écrire sa propre biographie du fondateur " Sigmund Freud, en...
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Published by jérôme Bonnemaison
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 13:04

"Pronostic de vie très réservé" ("Le capitalisme a t-il un avenir ?" - collectif)
L a vie est égrénée de deuils. Les générations vivant aujourd'hui auront connu, comme les précédentes depuis l'accélération de l'Histoire qui commence avec la Révolution française, bien des tournants. Nous avions cru que Dieu était mort, et son cadavre...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 17:09

Front urbain ("Villes contestées, pour une géographie critique de l'urbain" - collectif)
L es éditions "les prairies ordinaires" ont rassemblé des textes commentés par des chercheurs français, dressant le panorama mondial d'une géographie critique radicale de la ville contemporaine, soit de la ville capitaliste, puisque c'est le mécanisme...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:37

Exceptionnelle ("Vivre" Milena Jesenska)
"Ses ailes de géant l'empêchent de marcher" La postérité de Milena Jesenska a deux sources : d'abord sa brève, chaste, épistolaire histoire d'amour incandescente avec celui dont elle fut la traductrice : Franz Kafka, qui occasionna des lettres d'amour...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 13:23

Les obsèques ratées de la Chose ("Soleil noir", Julia Kristeva)
Julia Kristeva , une de nos grandes intellectuelles, si discrète, munie d'un style élégant, empathique, vibrant malgré la profondeur de ses analyses, nous aide dans un essai déjà un peu ancien, "Soleil noir -dépression et mélancolie" à sortir de l'enfer...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 21:34

Les faits divers sont des volcans ("Faits divers surréalistes", textes recensés par Masao Suzuki)
J 'éprouve comme beaucoup une certaine fascination triste pour les faits divers, inutiles, poisseux aussi, et tellement intriguants. Ils m'écoeurent mais j'ai toujours le sentiment qu'ils disent quelque chose d'essentiel. Leur caractère exceptionnel n'est...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 07:58

De la politique au politique ( "Le principe démocratie, enquête sur les nouvelles formes du politique", Sandra Laugier, Albert Ogien)
L a grande crise du capitalisme, déclenchée par l'explosion de la bulle spéculative, de 2008 a été l'étincelle déclenchant des mouvements massifs d'expression populaire dans le monde entier, aux sorts différents. Sandra Laugier, philosophe, et Albert...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 11:45

C'était mieux avant jusqu'à la nausée (François Xavier Bellamy, "les déshérités")
François Xavier Bellamy est Maire Adjoint, figure montante de l’UMP, et « philosophe » (c’est-à-dire qu’il a des diplômes… On est en France. En france on est "philosophe" quand on a un diplôme (agrégé, normalien) et qu'on publie. Alors on se dit "philosophe"....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 10:54

Retrouver les trésors politiques enfouis (" Pour une anthropologie anarchiste", David Graeber)
David Graeber se sent un peu seul parmi ses collègues anthropologues. Cette figure du mouvement occupy wall street, s'affirmant comme une voix qui compte dans la contestation mondiale, s'assume comme "anarchiste" (selon la traduction, qui a préféré ce...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 23:33

Cause juste, mauvais roman ("dragon bleu, tigre blanc", Qiu Xiaolong)
U n roman qui poursuit une cause juste est il nécessairement un bon roman ? Non. C'est en tout cas mon avis de lecteur. Je vais ici dire que je n'ai pas aimé le roman dont il s'agit, en l'occurence "Dragon bleu, tigre blanc" de Qiu Xiaolong . Donc que...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Policier
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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