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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 17:14

Mon pays va mal ("En France", Florence Aubenas)
Les livres de Florence Aubenas devraient être rendus obligatoires pour tous ceux qui aspirent à des responsabilités publiques au sens large, tellement ils sont salubres (non, bien entendu, quel sacrilège de parler de lecture obligatoire... même pas la...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 16:48

Pour une guerilla lexicale ("Les mots sans les choses", Eric Chauvier)
Eric Chauvier est un intempestif. Cet anthropologue, qui s'était illustré il y a un ou deux ans (voir dans ce blog) par une défense des périurbains (subsumés par la critique de la périurbanité), dans un essai abruptement titré "contre telerama", élargit...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 22:18

Trouver sa voie ("La Pierre et le sabre", Eiji Yoshikawa) )
" La Pierre et le sabre" est un grand classique japonais, et un roman "culte" des amateurs d'arts martiaux. Son auteur est Eiji Yoshikawa. M'intéressant en ce moment à la figure du combattant (magnifique film que "Les combattants" avec A.Haenel), j'ai...
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 19:25

L'exception qui illustre la règle sociale ("Les transclasses ou la non reproduction")Chantal Jaquet)
I l existe une méthode scientifique consistant à colorer une rivière pour tracer le véritable parcours souterrain des eaux, lors des résurgences. En pointant le bout de son nez rouge la rivière témoigne des courants souterrains. Les transfuges sociaux,...
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 10:47

Ce que l'on fait en ce monde, résonne dans l'éternité
"Il ne s'agit jamais pour moi de me plonger de façon narcissique dans mon enfance. Je n'écris pas pour parler de moi ou essayer de me comprendre. Ni pour reconstituer les faits. Il n'y a aucun désir d'introspection. Non, j'ai juste été marqué durant l'enfance...
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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 17:33

Face à l'âge individuel, jérémiade ou nouvel imaginaire ? ("La société du malaise", Alain Ehrenberg)
I l est toujours très frappant de constater le décalage temporel entre le monde des idées et celui de la politique (au sens de sphère politique spécialisée). Alors que dans le premier on en est depuis quelques années à discuter de la société d'après le...
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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:19

Eros aigri ou versus thanatos ? ("Au dela du principe de plaisir", Sigmund Freud)
" Au delà du principe de plaisir" de Sigmund Freud est tout sauf un livre de sagesse qui nous demanderait de nous hisser au delà du désir et de ses impasses. Pas le genre de la maison. Tout le propos du freudisme échappe à cette logique de la sagesse,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 19:16

Fuites mexicaines ("Viva", Patrick Deville)
J 'avais plutôt apprécié le précédent roman de Patrick Deville dédié à Yersin (chroniqué il y a quelques mois), mais je trouve qu'il nous refait un peu le même coup et que ça se voit encore plus .. Se servir de son objet comme qualité du récit. De l'Histoire...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 15:37

En recherche du royaume des sages ("Le royaume", Emmanuel Carrère)
O n doit remercier Ernest Renan, qui a écrit une "vie de jésus", livre surprenant (que j'ai lu il y a quinze ans) et sans lequel Emmanuel Carrère n'aurait peut-être pas eu l'idée d'écrire ce magnifique projet littéraire et spirituel : "le Royaume". Renan...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 08:37

La lutte des classes pointe son museau par un versant pour le moins inattendu ("Merci pour le moment, Valérie Trierweiler)
J e ne me suis pas dérobé, et pourtant je pense que la pudeur est un talisman. En tout cas une certaine forme de pudeur, celle qui a trait à l'essentiel. La pudeur est tellement précieuse qu'elle mérite parfois un déploiement d'impudeurs multiples et...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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