Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 09:22

Pour une pensée radicalement libérée ("Contre la méthode", Paul Feyerabend)
Ce livre rédigé dans les années 70 est un brillant plaidoyer, certes parfois foutraque, car on aimait bien à cette époque pousser les feux par principe... pour une pensée qui ne considèrerait pas la science comme une nouvelle théologie. Paul Feyerabend...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Science
commenter cet article
15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 16:19

Rêver à retrouver sa raison ("Lutte des rêves et interprétation des classes, Max Dorra)
D ans un essai fort bien écrit, certes un peu touffu (typiquement psy....) tout juste paru mais qui fleure un peu vintage, ce qui n'a rien de péjoratif, Max Dorra appelle à en revenir à l'outil privilégié à ses débuts par le traitement psychanalytique...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
commenter cet article
11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:57

Bon alors, et ce best seller de Piketty ça donne quoi ? (« Le capital au XXI eme siècle » , Thomas Piketty)
I l s'en vendrait comme des petits pains aux Etats- Unis nous dit-on. Un livre d'économie politique de près de 1000 pages truffées de statistiques. Le sujet n'est pas celui, « successfull », d'une secte gnostique délurée qui aurait détourné la Terre pour...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
commenter cet article
9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 15:37

Le combat pour être Soi  (« Ceux du Nord Ouest » , Zadie Smith
A vec « Ceux du Nord Ouest » , Zadie Smith, une habituée de ce blog (trois de ses ouvrages y sont déjà chroniqués) continue de s'interroger sur l'humain en délicatesse avec les strates de son existence. Il s'agit de devenir soi-même, en prise avec les...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:34

Un monde nommé Désir ("L'anti - oedipe", Gilles Deleuze et Félix Guattari)
Deleuze et Guattari, Gilles et Félix de leurs prénoms, sont cités, cités, cités. Particulièrement "l'anti -oedipe" et "Mille plateaux". J'avais lu Deleuze à propos de Spinoza mais je n'étais pas entré de première main dans le trio majeur "Capitalisme...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
commenter cet article
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 23:59

Epiphanie du lecteur : le choix de la valise de vacances
L es papivores attendent, espèrent et redoutent un rite : le choix de la somme de livres à insérer dans la valise des grandes vacances. En général, on part quinze jours/trois semaines. Pour ma part, je sais d'expérience que deux semaines en mode vacances,...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
commenter cet article
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 19:43

Saisir le traître ("Retour à Killybeg's, Sorj Chalandon)
S orj Chalandon n'aura jamais le talent de créateur de monde de John Le Carré, qui semble une de ses références fortes. Mais son roman "Retour à Killybeg's ", dont le propos est de nous raconter à la première personne la vie d'un combattant de l'Irish...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 20:11

Le zombie comme homéopathie ("Petite philosophie du zombie", Maxime Coulombe)
A près avoir tellement apprécié mes lectures de Max Brooks sur les zombies (World War Z, Manuel de survie en territoire zombie), j'ai voulu approfondir et comprendre cette fascination, que je partage, pour les morts vivants. Qu'est ce qui se joue dans...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
commenter cet article
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 23:35

Le commun, nouvel horizon historique (Pierre Dardot, Christian Laval, " Commun, essai sur la révolution au XXIème siècle"
J e l'ai déjà noté je crois dans ce blog : l'édition "critique" a muté, depuis 2008, de manière frappante. Auparavant elle se concentrait sur la critique, justement, de la pensée dominante, des évolutions du monde et des choix politiques. Depuis quelque...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
commenter cet article
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 00:50

Le monstre froid c'est du réchauffé ("Penser au delà de l'Etat", Marc Abelès)
L'humanité est elle condamnée à se coltiner cet appareil séparé, aliénant, coercitif, asphyxiant, et désormais "décentré" des enjeux réels que l'on nomme l'Etat, ou peut on imaginer d'autres formes d'organisation politique ? Telle est la vieille question...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
  • Contact

Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


ete2010-035.jpg

 

 

D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

Recherche