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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:31

Illiade un peu plus humaine encore ("Une rançon", David Malouf)
L a matrice de toutes les histoires reste pour nous, occidentaux, l'Illiade homérique. Mais l'australien David Malouf choisit pour sa part, avec son roman "La rançon" , d'y faire son nid. Il revient longuement, d'un style prodige, fidèle aux sensations...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 21:03

A la recherche des univers introuvables ("Il existe d'autres mondes" Jean-François Bayard)
Jean François Bayard est un essayiste prolifique, passionnant, qui développe une pensée sur la littérature, mais forcément, comme la littérature est le monde -et on le verra tous les mondes - sur la vie. Son précédent essai (évoqué dans ce blog), "aurais...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 18:06

Attention, liberté en vue (Nancy Cunard, "François Buot")
Q u'est ce qui fait que Nancy Cunard devient cette tornade scintillante qui écuma le temps des avant-gardes ? Les explications psychologiques donnent une idée, mais comme chacun elle aurait pu aller dans une toute autre direction. C'est toujours le mystère...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie
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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 00:13

Elle voulait l'avoir et elle l'a eue ("En Amérique", Susan Sontag)
E t donc... Susan Sontag est aussi une grande romancière. J'aimais l'essayiste, l'intellectuelle engagée, j'aime désormais aussi la romancière, au sortir de la lecture du très ambitieux "en Amérique". Un roman de facture on ne peut plus classique, très...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 20:34

L'espace entre les hommes ("Qu'est ce que la politique ?" Hannah Arendt)
J 'ai passé mes vacances dans une région relativement désertique. Qui dit désert dit politique. Non pas parce que nous désertons la politique et qu'elle est un désert mais parce qu'elle est ce qui peuple le désert, ou si l'on préfère, ce qui permet de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 20:00

Un héros de son temps ("Silvio Trentin, un européen en résistance", Paul Arrighi)
I l a donné son nom à un Boulevard de Toulouse, mais le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas emprunté les voies les plus aisées. Silvio Trentin méritait une belle biographie, c'est chose faite depuis quelques années avec le travail de Paul Arrighi...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie
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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 15:38

Le roman d'un style ("L'apocalypse des travailleurs", Valter Hugo Mae)
C'est le roman d'un style : le flux. "L'apocalypse des travailleurs" de Valter Hugo Mae, quadra portuguais débarquant en traduction en France, est avant tout cela : l'utilisation d'un style particulier. Qui a du sens pour narrer l'histoire dont il s'agit....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 09:22

Pour une pensée radicalement libérée ("Contre la méthode", Paul Feyerabend)
Ce livre rédigé dans les années 70 est un brillant plaidoyer, certes parfois foutraque, car on aimait bien à cette époque pousser les feux par principe... pour une pensée qui ne considèrerait pas la science comme une nouvelle théologie. Paul Feyerabend...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Science
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 16:19

Rêver à retrouver sa raison ("Lutte des rêves et interprétation des classes, Max Dorra)
D ans un essai fort bien écrit, certes un peu touffu (typiquement psy....) tout juste paru mais qui fleure un peu vintage, ce qui n'a rien de péjoratif, Max Dorra appelle à en revenir à l'outil privilégié à ses débuts par le traitement psychanalytique...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:57

Bon alors, et ce best seller de Piketty ça donne quoi ? (« Le capital au XXI eme siècle » , Thomas Piketty)
I l s'en vendrait comme des petits pains aux Etats- Unis nous dit-on. Un livre d'économie politique de près de 1000 pages truffées de statistiques. Le sujet n'est pas celui, « successfull », d'une secte gnostique délurée qui aurait détourné la Terre pour...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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