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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 18:56

L'absolutisme c'est l'interdépendance ("La société de cour", Norbert Elias)
G ame Of Thrones me donne tellement à penser, que j'ai réouvert Norbert Elias , ce génial sociologue de la construction de l'occident qui m'avait tant plu lors de mes chères études. Dans "La société de cour" il montre ce que l'Histoire a de spécieux,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 17:20

Le contemporain au risque de l'isolement ("Le paradigme de l'art contemporain, structures d'une révolution artistique", Nathalie Heinich)
C e n'est pas un essai de plus qui entre dans la fameuse querelle de l'art contemporain. Mais un essai pour comprendre. Qu'est ce que l'art contemporain ? Nathalie Heinich a cru autrefois qu'il s'agissait d'un genre. Une catégorie de l'art moderne qui...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 13:57

La survie mode d'emploi (Guide de survie en territoire zombie, Max Brooks)
E nthousiasmé par son World War Z très récemment chroniqué dans ce blog, j'ai décide de poursuivre l'œuvre de Max Brooks consacrée au fléau zombien en lisant son " Guide de survie en territoire zombie". Bien m'en a pris. Il s'agit d'un manuel très pratique,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Science-Fiction
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 19:57

Wittgenstein qui donne sens au non sens (Sandra Laugier, Wittgenstein - Les sens de l'usage)
L es aphorismes saisis ici ou là de Wittgenstein m'ont fasciné depuis un long moment, car ils me semblaient approcher cette opacité du monde, ce que Sandra Laugier appelle "l'inquiétante étrangeté de l'ordinaire", que l'on ressent inévitablement dès qu'on...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 23:17

Le péril global, sérum de vérité ("World War Z", Max Brooks)
L a science fiction est un genre puissamment politique. Nous en avons la confirmation avec "World War Z" de Max Brooks (le fils de Mel.. Ambiance au repas de famille...). Elle joue le rôle du laboratoire manquant dans les sciences sociales. En soumettant...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Science-Fiction
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 17:09

Vivez un parfait exorcisme tragicomique ("La littérature nazie en amérique", de Roberto Bolano)
A vant d'être terre d'expérimentation de l'ultra libéralisme et aujourd'hui d'une nouvelle tentative progressiste passionnante, le continent américain l'a été du fascisme. Parfois, les deux ont saccagé des pays main dans la main, comme dans ce Chili que...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:32

Le roman, produit du divorce avec le monde ("théorie du roman" Georg Lukacs)
G eorg Lukacs a écrit sa "Théorie du roman" pendant la première guerre mondiale, alors qu'il ne s'était pas encore converti au communisme. C'est un texte exigeant de jeune hégelien. Ecrit d'une plume absolument géniale, pleine de fulgurances. Lukacs essaie...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 23:43

Chiapas sur Loire ("Adieux au capitalisme", Jérôme Baschet)
D ans mon article précédent, je disais que l'édition se mettait à reparler de l'après capitalisme, et on va le confirmer ici. La chute du socialisme réel a d'abord assommé la pensée critique, dans un premier temps occupée à s'autoflageller (expulser marx...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 20:16

Notre adversaire, c'est bien le monde de la finance ("La grande bifurcation, en finir avec le néolibéralisme", Gérard Duménil et Dominique Lévy)
C omment ne pas sombrer dans le désespoir politique et imaginer une issue ? Le grand mérite de l'essai de Gérard Duménil et de Dominique Lévy, "La grande bifurcation, en finir avec le néolibéralisme" est de sortir de la critique, râbachée, du néolibéralisme,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:50

L'artiste, portrait du travailleur émancipé ? ("L'or des images, art-monnaie-capital", Isabelle Garo)
A près avoir lu les succulents cours de Pierre Bourdieu sur Manet, j'ai eu envie d'explorer un peu plus la pensée matérialiste de l'art dans ses versions récentes. Bourdieu tient à se séparer explicitement du marxisme, ce qui me parait en partie une coquetterie...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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