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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 18:29

Le souci de l’Autre, du monde, de moi (Axel Honneth, « La réification, petit traité de théorie critique)
B ien que Gad El Maleh ait interprété un spectacle à immense succès intitulé « l’autre c’est moi », reprenant finalement cette vieille idée d’Aristote qui définit l’Homme comme un animal politique, nous connaissons tous des gens qui se plaignent d’être...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 16:29

De l’affirmation de soi à l’universel (« Critique de la raison nègre » d’Achille M’bembé)
Inte llectuel africain mondialement reconnu, Achille M’bembé signe avec sa « Critique de la raison nègre » un essai qui m’a plu sur le fond par son courage à affronter les versants contradictoires d’un drame gigantesque, même s’il me parait surtout synthétiser...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 21:35

Les vivants sont les morts (Gogol, "Les âmes mortes" / Vladimir Nabokov "Nicolaï Gogol")
E n refermant, enivré, "Les âmes mortes" de Gogol , lu en parallèle avec l'essai que ce réactionnaire de Vladimir Nabokov consacra à l'écrivain, je me suis tout de suite dit que Gogol était un fieffé coquin. Ses âmes mortes, ce ne sont pas les âmes des...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 10:02

De la fragilité de l'amitié élevée (correspondance Hannah Arendt/Gershom Scholem)
H annah Arendt, qu'on croise souvent dans ce blog, et Gershom Scholem, cabbaliste et grande figure intellectuelle juive, se sont connus en Allemagne avant la deuxième guerre mondiale. Ils ont cheminé ensemble, divergé, et ont correspondu longtemps. Leur...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Correspondance
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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 21:33

De l'opium photographique (Susan Sontag, "La photographie)
" De toute façon les images peuvent maintenant renverser les rôles face à la réalité : elles la changent en ombre. Et dans la mesure où elles représentent une ressource illimitée, que ne saurait épuiser tout le gâchis de la consommation, il est d'autant...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 20:44

Tyranno geek ("La théorie de l'information", Aurélien Bellanger)
C 'est un roman geek. Sinon ce n'est pas un roman très bon à mon goût de lecteur. Non pas qu'Aurélien Bellanger ne soit pas une plume, il l'est sans conteste quand il ne ploie pas sous la masse de ce qu'il nous délivre. Mais il se perd dans l'étalage...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 22:38

La gauche de retour au travail ("La cité du travail, le fordisme et la gauche", Bruno Trentin)
" Ce n'est pas la social démocratie qui conquiert les villes et l'Etat, c'est l'Etat qui conquiert le Parti, et je ne vois pas comment cela pourrait constituer un danger pour la société bourgeoise" Max Weber, 1903 J 'ai lu que Guy Bedos se sentait "politiquement...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 20:25

Cette illusion du devenir allemand ("Made in germany, le modèle allemand au-delà des mythes", Guillaume Duval)
L 'essai démystificateur de Guillaume Duval, "Le modèle allemand au delà des mythes" est un livre très utile, alerte, incisif et convaincant. Voici quelqu'un qui n'a pas pris sa plume pour rien, même s'il ne fait qu'effleurer les conséquences de ses propres...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 23:54

Portrait social génétique du révolutionnaire ("Manet, une révolution symbolique", de Pierre Bourdieu)
J e sors de la lecture enchantée de la vaste réflexion de Pierre Bourdieu autour de l'oeuvre de Manet. Le peintre qui marque la rupture de l'histoire de l'art basculant dans l'art moderne. Son peintre préféré, auquel, il ne le dit pas, il s'identifie...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 23:25

Autocritique ibérique salutaire (Antonio Munoz Molina, "Tout ce qu'on croyait solide")
Antonio Munoz Molina a commis, avec son "Tout ce qu'on croyait solide", un pamphlet superbe, où son style efficace, son sens de l'anecdote et de la description sont placés au service d'une charge courageuse contre son propre pays qui est plongé dans une...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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