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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 18:31

Troublante lecture que trouble dans le genre ("trouble dans le genre", Judith Butler)
"Trouble dans le genre" (le féminisme et la subversion de l'identité) de Judith Butler est considéré comme un ouvrage clé dans l'histoire du féminisme. Comme je m'y intéresse particulièrement depuis quelques temps, s'agissant d'un enjeu de libération...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 16:06

Tout a changé, tout à changer ("petite poucette" de Michel Serres)
" Pour la première fois dans l'Histoire on peut entendre la voix de tous" R écemment j'ai écrit sur ce blog un artik' où j'exprime mon aversion pour le livre numérique ( Tout bien réfléchi, je dis " A bas le livre numérique " !) . Alors que d'habitude,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 20:31

Leur chemin mène à Rome ("L'Eneïde" de Virgile)
" Enée aiguisa Mars en son coeur"... ... Jamais on ne se lassera du génie antique. En tout cas on ne devrait pas. Une telle petite phrase, issue de " l'Eneïde" de Virgile recèle tant d'intelligence, en ce qu'elle démontre, justement, la capacité de la...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Poésie
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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 21:31

Le village, merveilleux point d'observation de la bataille (Marie Desmartis, "une chasse au pouvoir")
C 'est un livre d'ethnologie "savante" dans les règles de l'art et c'est néanmoins le meilleur roman que j'ai lu (d'une traite) depuis un bon moment, rédigé avec talent et clarté (ce qui montre que la rigueur en sciences sociales ne passe pas forcément...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:59

Tout bien réfléchi, je dis " A bas le livre numérique " !
S ur la plage où j'étais en vacances, les liseuses fleurissaient comme des fleurs de métal un peu arrogantes. Elles semblaient dire : "regardez mon propriétaire n'est pas un pequenaud, non seulement il lit, mais en plus il s'en donne les moyens". J'ai...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 19:59

Ou en est la vieille valse des Princes et des artistes ? ("le politique, l'artiste, le gestionnaire", Vincent Dubois et collectif)
D e temps en temps je me replonge dans des travaux de facture universitaire en sciences humaines, dont on se demande qui les lit, à part (et encore) leurs collègues positionnés sur les mêmes niches. Ils sont pleins d'intérêt au prix d'un débroussaillage...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 22:53

Et si les classes moyennes se rebiffaient ? (JG Ballard, "Millenium People)
U n récent article de Francis Fukuyama, celui qui théorisa -belle sottise- la fin de l'Histoire après la Chute du Mur de Berlin, a attiré l'attention sur l'anxiété des classes moyennes, sur leur impatience, de par le monde. Elles sont la force active...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 22:53

Il rêvait d'un autre monde ("Thomas Munzer, théologien de la Révolution", Ernst Bloch)
T homas Munzer, le leader de la première grande révolte explicitement communiste, au seizième siècle, a été oublié dans le panthéon révolutionnaire. Ainsi cet été j'ai vu des tatouages et une serviette du bain figurant le portrait du Che, mais pas trace...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 22:53

Wilhem Reich, génie fou, fou génial, dans un siècle fou ("Wilhem Reich", biographie d'une idée, Luigi de Marchi)
J e suis tombé chez un bouquiniste de la rue des Lois à Toulouse sur une conséquente, exigeante et brillante biographie de l'incroyable Wilhem Reich , rédigée dans les années 70, en pleine revitalisation des idées libertaires, par un de ses continuateurs...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie
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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 23:32

L'odyssée d'un a-normal sur son canapé (Fred Exley, "le dernier stade de la soif")
L e roman de F. Exley , "dernier stade de la soif" , date des années 60. Il retrace l'odyssée alcoolique et piteuse de son auteur. On me l'a offert (merci Florence L), et c'est une belle découverte. Les critiques semblent vendre ce livre comme celui d'un...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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