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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:32

Le roman, produit du divorce avec le monde ("théorie du roman" Georg Lukacs)
G eorg Lukacs a écrit sa "Théorie du roman" pendant la première guerre mondiale, alors qu'il ne s'était pas encore converti au communisme. C'est un texte exigeant de jeune hégelien. Ecrit d'une plume absolument géniale, pleine de fulgurances. Lukacs essaie...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 23:43

Chiapas sur Loire ("Adieux au capitalisme", Jérôme Baschet)
D ans mon article précédent, je disais que l'édition se mettait à reparler de l'après capitalisme, et on va le confirmer ici. La chute du socialisme réel a d'abord assommé la pensée critique, dans un premier temps occupée à s'autoflageller (expulser marx...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 20:16

Notre adversaire, c'est bien le monde de la finance ("La grande bifurcation, en finir avec le néolibéralisme", Gérard Duménil et Dominique Lévy)
C omment ne pas sombrer dans le désespoir politique et imaginer une issue ? Le grand mérite de l'essai de Gérard Duménil et de Dominique Lévy, "La grande bifurcation, en finir avec le néolibéralisme" est de sortir de la critique, râbachée, du néolibéralisme,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:50

L'artiste, portrait du travailleur émancipé ? ("L'or des images, art-monnaie-capital", Isabelle Garo)
A près avoir lu les succulents cours de Pierre Bourdieu sur Manet, j'ai eu envie d'explorer un peu plus la pensée matérialiste de l'art dans ses versions récentes. Bourdieu tient à se séparer explicitement du marxisme, ce qui me parait en partie une coquetterie...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 18:49

La normalisation du mouvement homosexuel est aboutie ("Adieu les rebelles ! "? Marie Josèphe Bonnet)
V oila un beau pamphlet ! Qui enfin exprime mes sentiments après le débat sur le mariage pour tous. C'est confortant parfois, de se sentir un peu moins isolé dans ses convictions. C'est mon cas au sortir de la lecture d'" Adieu les rebelles !" de Marie...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 21:38

Echapper à l'Etat ("Zomia, ou l'art de ne pas être gouverné", James c. Scott)
"Se diviser pour ne pas être dirigé" Adage Berbère C 'est une lecture extrêmement plaisante et vivifiante -de par son originalité-, que cet ample ouvrage géographique et politique de James C . Scott , sur une zone méconnue du monde. Le seul défaut que...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 18:26

témoins de la première angoisse ("le chamanisme et les techniques archaïques de l'extase", Mircea Eliade)
M ircea Eliade était un sale type, qui a appartenu à la garde de fer roumaine (ce qui fut longtemps caché), une sorte d'aile droite de l'extrême droite, c'est dire... (dans son livre sur le procès Eichman Arendt rappelle comment les collabos roumains...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:09

Sortir l'URSS de l'oubli stérile (Rita di Léo, "l'expérience profane")
A l'instar de Mme Rita di Léo , ancienne soviétologue, dans cet essai très interessant (et sombre), "l'expérience profane" (du capitalisme au socialisme, et vice-versa), comment ne pas être frappé par le refoulement de l'immense histoire soviétique ?...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 18:29

Le souci de l’Autre, du monde, de moi (Axel Honneth, « La réification, petit traité de théorie critique)
B ien que Gad El Maleh ait interprété un spectacle à immense succès intitulé « l’autre c’est moi », reprenant finalement cette vieille idée d’Aristote qui définit l’Homme comme un animal politique, nous connaissons tous des gens qui se plaignent d’être...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 16:29

De l’affirmation de soi à l’universel (« Critique de la raison nègre » d’Achille M’bembé)
Inte llectuel africain mondialement reconnu, Achille M’bembé signe avec sa « Critique de la raison nègre » un essai qui m’a plu sur le fond par son courage à affronter les versants contradictoires d’un drame gigantesque, même s’il me parait surtout synthétiser...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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