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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 22:53

Il rêvait d'un autre monde ("Thomas Munzer, théologien de la Révolution", Ernst Bloch)
T homas Munzer, le leader de la première grande révolte explicitement communiste, au seizième siècle, a été oublié dans le panthéon révolutionnaire. Ainsi cet été j'ai vu des tatouages et une serviette du bain figurant le portrait du Che, mais pas trace...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 22:53

Wilhem Reich, génie fou, fou génial, dans un siècle fou ("Wilhem Reich", biographie d'une idée, Luigi de Marchi)
J e suis tombé chez un bouquiniste de la rue des Lois à Toulouse sur une conséquente, exigeante et brillante biographie de l'incroyable Wilhem Reich , rédigée dans les années 70, en pleine revitalisation des idées libertaires, par un de ses continuateurs...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie
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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 23:32

L'odyssée d'un a-normal sur son canapé (Fred Exley, "le dernier stade de la soif")
L e roman de F. Exley , "dernier stade de la soif" , date des années 60. Il retrace l'odyssée alcoolique et piteuse de son auteur. On me l'a offert (merci Florence L), et c'est une belle découverte. Les critiques semblent vendre ce livre comme celui d'un...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 12:38

Valéry le voyant (Paul Valéry, "Regards sur le monde actuel et autres essais")
Paul Valéry goûte les paradoxes. Dont celui d'expliquer souvent qu'une des caractéristiques de la modernité, c'est l'imprévu, alors qu'il ose lui-même prévoir, jouer à l'oracle. Avec grand succès. " Regards sur le monde actuel et autres essais" regroupe...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 21:36

Souriez, vous être socialistes ! ("Le socialisme gourmand", Paul Ariès)
B on, autant le dire de suite, "Le socialisme gourmand" de Paul Ariès , ce n'est pas un grand livre mais une intervention au passage, une contribution. Ca se lit vite, très vite, comme on boit un demi en terrasse, la pensée y est légère comme un crépuscule...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 23:59

A notre secours contre la violence du langage, il y a la chanson ("Psychanalyse de la chanson", Philippe Grimbert)
" C hansons ! Chansons que tout cela"... Inepte réflexion, car la chanson n'est certainement pas superflue, mais essentielle aux êtres parlants que nous sommes.... Dans son essai sympathique et teinté de nostalgie, où viennent s'intercaler des récits...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 16:22

A l'écoute de son océan intérieur ("Lettres à un jeune poète", Rainer Maria Rilke)
Q uand Rainer Maria Rilke écrit ses "Lettres à un jeune poète" : jeune officier qui lui soumet ses poèmes d'amateur, il lui répond pour lui seul. Et pourtant on croirait à une correspondance avec le monde entier, à une fausse correspondance destinée à...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Correspondance
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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 21:52

La liberté comme écoute de sa propre nécessité ("Un paradigme", Jean François Billeter)
V oici un petit bijou de sagesse, d'intelligence exprimée dans la simplicité (et donc dans la fraternité), de sincérité - jusqu'à la confession-. Dans un petit essai, "Un paradigme" (excellentes éditions Allia), dont le titre ("un" et pas "le") souligne...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 19:53

L'imaginaire contre l'enfer ("Spectres, mes compagnons", Charlotte Delbo)
S i on devait ne lire qu'un texte pour fracasser l'idée nocive selon laquelle la culture relèverait du superflu, la lettre de Charlotte Delbo à Louis Jouvet, publiée en 1975 sous le titre " Spectres mes compagnons" serait très indiquée. Ce mépris de la...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Correspondance
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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 13:26

L'introuvable chemin de la libération à la liberté ("De la révolution", Hannah Arendt)
M isère de l'édition des essais en France, où le public lecteur reste coupé d'une partie importante du débat mondial (à moins de lire l'anglais facilement, donc d'être quelqu'un dont le métier est de lire...). L'essai d' Hannah Arendt sur les révolutions...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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