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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 22:17

Jolie boule à neige américaine ("la disparition de Jim Sullivan" de Tanguy Viel)
J 'ai été en fait rarement déçu par une lecture d'un roman des éditions de Minuit . Ils ont toujours une intelligence particulière. Ils ne sont en tout cas jamais vulgaires. On y retrouve toujours un décalage, ou une ironie, un minimalisme réjouissant,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 19:25

Empreintes ensoleillées ("Portugal" de Pedrosa)
L e Portugal, dont mes parents s'étaient entiché, depuis la révolution des oeillets, éclaire mon enfance de son soleil, contrastant avec tous ces souvenirs plus ombragés, rangés dans la trappe de l'inconscient et que les évènements de la vie tirent de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans BD
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 00:34

Leur histoire, c'est l'histoire de l'amour ("Lettre à D.", André Gorz)
L orsque la fin de la vie approcha, André Gorz décida d'écrire une lettre d'amour à sa femme. La réaffirmation de cet amour, mais aussi un bilan. Je sais que je dis là quelque chose de choquant, sans doute, mais j'ai eu l'occasion par mon parcours professionnel...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 11:45

Economie européenne : il est temps pour l'inquisition libérale d'accepter que la terre est ronde ("Un new deal pour l'Europe", Michel Aglietta, Thomas Brand)
T oute la politique économique de l'Europe se fonde sur cette idée que l'économie, ce sont des lois indiscutables issues des manuels libéraux. Il n'y a qu'à les respecter et puis taisez-vous donc. Il y aurait la raison à l'oeuvre chez les élites dirigeantes,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 20:04

Les mots sont l'étoffe des vies '"train de nuit pour Lisbonne, Pascal Mercier"
C e n'est pas un grand roman mais il vaut néanmoins d'être lu, de par sa singularité, son caractère indécidé, qui en font un parcours intéressant. Manifestement, beaucoup ont été fascinés par ce roman d'un allemand à nom français (dans les librairies,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 17:28

Un jour différents mais égaux ? ("Masculin/féminin, Tome 2, dissoudre la hiérarchie", Françoise Héritier)
L e premier tome du profond travail de Françoise Héritier , chroniqué précédemment ( La domination masculine, un putsch contre le monopole de la fécondité ("Masculin/féminin", la pensée de la différence. Tome 1. Françoise Héritier)) , traquait dans la...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 17:00

La domination masculine, un putsch contre le monopole de la fécondité ("Masculin/féminin", la pensée de la différence. Tome 1. Françoise Héritier)
( J 'aurais pu vous parler de l'essai "l'architecture est un sport de combat", de Rudy Ricciotti. Livre d'entretiens avec l'architecte méridional susnommé. Mais c'est un bien mauvais livre, gavé de pédanterie et de faconde surjouée. L'architecte s'y veut...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 15:38

Etoiles dans le ciel de minuit de l'Histoire ("vies politiques", Hannah Arendt)
L ire Hannah Arendt est difficile et suppose des préalables, comme aborder la moto suppose de savoir faire du vélo. On ne le niera pas. J'ai souvent essayé et beaucoup échoué, mais à chaque fois je saisis qu'il y a dans cette oeuvre une percée. Alors...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 01:12

Eloge Old red school du vieux réalisme français ("Balzac et le réalisme français", Georg Lukacs)
L es étals des bouquinistes tiennent miraculeusement souvent leurs promesses. On y trouve ce qu'on n'aurait jamais l'idée de chercher sur Amazon. C'est pourquoi si la librairie meurt, les bouquinistes donneront du fil à retordre au grand capital.... Et...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 09:19

La France, ce paradoxe vivant (Todd/Le Bras, "le mystère français")
N otre pays recèle des tas de "bizzareries" selon Emmanuel Todd et Hervé le Bras. Comment ce pays, qui apparaît le chantre (en tout cas jusqu'à récemment) d'une certaine résistance au néolibéralisme, qui a par exemple voté massivement non au traité européen...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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