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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 21:39

Aurais je été meilleur ou pire que ces gens ? (Pierre Bayard, "aurais je été pétainiste ou résistant ?)
O n peut aimer un livre, vivement conseiller de le lire, trouver qu'il nourrit substantiellement la pensée, sans même en partager le postulat premier. C'est mon cas avec l'essai psychologique de Pierre Bayard dont le titre m'a sauté aux yeux sur un étal...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 20:35

Le mal de vivre, ça vient de loin (Histoire du mal de vivre, de Georges Minois)
I l y a quelque temps dans ce blog, je parlais de Christine de Pisan ( Enième petite pause poétique avec Christine de Pisan ), m'étonnais de la proximité de ses tristes sentiments avec la mélancolie de notre temps, et me proposais de chercher une Histoire...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:53

Du courage, encore du courage, toujours du courage (Cynthia Fleury)
C ynthia Fleury, philosophe engagée, est avant tout une philosophe de l'éthique. Ce n'est pas un paradoxe à ses yeux, car elle ne dissocie pas un instant la recherche d'une éthique de notre temps et celle d'une issue politique collective. Car la République...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 00:04

Capitaine MIKA, perdante magnifique (Elsa Olorio)
H ugo Pratt avait beau être doué pour l'imaginaire, il ne sera jamais parvenu à inventer des fictions aussi incroyables que les vraies trajectoires vécues par des centaines de milliers de gens dans ces décennies centrales du vingtième siècle, moment d'expaspération...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 09:40

Ou en est la Chine ? ("La voie chinoise, Michel Aglietta et Guo Bai)
E nivrée par l'infect absinthe des médias, qui empêche tout débat public complexe et travaille à enfler la stupidité, la France se fiche de la Chine. Elle s'en fiche, oui, même si elle en a parfois la trouille quand on lui en parle. Ce qui s'y passe est...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:10

Domestiquer la finance (François Morin, "un monde sans wall street ?")
T oulouse n'a pas que de bons rugbymen mais aussi de bons économistes comme François Morin . La radicalité de ses constats et de ses propositions, dans "Un monde sans Wall Street ?" démontre l'ampleur de la crise du capitalisme à son stade d'obésité financière......
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 20:19

Quelle justice sociale pour notre temps ? (Nancy Fraser)
Au nom de quoi s'unir pour changer le monde ? Car pour tenter de le changer, on doit articuler une statégie, réunir des blocs sociaux au nom d'une idée rassembleuse. La faiblesse des dominés c'est largement leur division, et ce depuis toujours. Or personne...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 02:02

Musset face au mirage de l'amour comme absolu (Confession d'un enfant du siècle)
A lire "Confession d'un enfant du siècle", roman largement autobiographique écrit en 1836 par Alfred de Musset , on mesure combien on ne saurait sombrer dans des anachronismes. Combien l'Humain est historique, circonstancié, ne serait-ce qu'en tant qu'être...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 23:55

2013 livres à lire devant vous
Bonne année 2013 les lecteurs !!!!!!!!! L'aventure de lecteur est illimitée. Laissez vous bercer par le roulis des phrases. Elles n'en finissent pas. Elles reviennent. Elles sont gorgées de sens. Laissez vous attrister par le sort de Swann face à cette...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 00:00

Breakfast at tiffany's ou comment le progrès se fraie un chemin (Sam Wasson, 5e avenue, 5 heures du matin)
Quand j'ai appris l'existence de ce livre de Sam Wasson sur l'aventure Diamants sur canapé, je l'ai littéralement réclamé au papa Noel, et l'ai obtenu ! Et je n'ai pas été déçu. J'aime les livres qui, parce que l'auteur ne singe pas sa passion, s'imprègnent...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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