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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 22:38

Traverser les barbelés du social ("Entrer dans l'élite", Jules Naudet)
R écemment dans ce blog, j'ai parlé du point de vue littéraire d'une transfuge sociale : Zadie Smith. Elle résonne avec mes lectures d'Annie Ernaux, et bien entendu de Pierre Bourdieu, lui-même un transfuge social et culturel. Il y a aussi le beau livre...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:38

La morale laïque, ce machin... (Ruwen Ogien, "la guerre aux pauvres commence à l'école"
Q uand j'avais entendu un ancien Ministre conservateur annoncer le "retour de la morale" en enseignement à l'école, j'avais trouvé cela démagogique et irritant. Quand j'ai entendu le nouveau ministre progressiste remplacer la formule par "morale laïque",...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 22:59

Qu'est ce qu'elle dit Zadie ? Que du passionnant ! ("Changer d'avis", Zadie Smith)
"Pour moi, il est impossible de ressentir fierté ou honte par rapport à des hasards de génétique dont je ne suis aucunement responsable. Je comprends que ces mots aient pu trouver leur place dans les discours sur l'appartenance raciale, mais je ne peux...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 22:29

Monsieur Yersin voulait tout connaître du monde ("peste et choléra" de Patrick Deville)
N os Médecins tenant les dépassements d'honoraires pour le nec plus ultra de la modernité sanitaire devraient redécouvrir ce personnage qui disait dans une lettre à sa mère : "Je ne fais pas payer ces gens, la médecine c'est mon pastorat. Demander de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 22:34

Combat de titans fraternels sur grand écran ("cinéphilo, Ollivier Pourriol)
L 'essai philosophique brillant et accessible d' Olivier Pourriol méritait mieux qu'un titre un peu gadget comme "cinéphilo". L'agrégé et cinéphile-critique se sert du cinéma comme outil de pédagogie philosophique, et dans le même temps esquisse une philosophie...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 21:35

Le pouvoir, ça se prend ou ça se donne ? ("L'empowerment" Bacqué/Biewener)
C omme beaucoup, je fus personnellement très choqué par les émeutes françaises de 2005. Et j'y ai beaucoup réfléchi, en essayant de remettre en cause mes représentations plutôt que de chercher à conforter mes idées préconçues. J'en ai conclu notamment...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 20:26

Quel gouvernail pour le féminisme ? (Nancy Fraser, "le féminisme en mouvements")
L e travail de Nancy Fraser , dont nous avons ici décrit la convaincante théorie de la justice ( Quelle justice sociale pour notre temps ? (Nancy Fraser) ), commence à être traduit en France, et c'est tant mieux. Cette féministe socialiste américaine...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 21:39

Aurais je été meilleur ou pire que ces gens ? (Pierre Bayard, "aurais je été pétainiste ou résistant ?)
O n peut aimer un livre, vivement conseiller de le lire, trouver qu'il nourrit substantiellement la pensée, sans même en partager le postulat premier. C'est mon cas avec l'essai psychologique de Pierre Bayard dont le titre m'a sauté aux yeux sur un étal...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 20:35

Le mal de vivre, ça vient de loin (Histoire du mal de vivre, de Georges Minois)
I l y a quelque temps dans ce blog, je parlais de Christine de Pisan ( Enième petite pause poétique avec Christine de Pisan ), m'étonnais de la proximité de ses tristes sentiments avec la mélancolie de notre temps, et me proposais de chercher une Histoire...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:53

Du courage, encore du courage, toujours du courage (Cynthia Fleury)
C ynthia Fleury, philosophe engagée, est avant tout une philosophe de l'éthique. Ce n'est pas un paradoxe à ses yeux, car elle ne dissocie pas un instant la recherche d'une éthique de notre temps et celle d'une issue politique collective. Car la République...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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