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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 15:29

Le jour où nous regarderons l'immigration les yeux ouverts (Atlas mondial de l'immigration / "Doit-on contrôler l'immigration" ?)
"La marche vers la libre circulation des hommes sera sans doute aussi lente et perturbée que l'a été celle vers la démocratie" Hervé Le Bras Le débat sur l'immigration est presque impossible en France. Qui en pâtit ? Les immigrés bien sûr, et leurs enfants....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 10:30

Les frères Coen et leur amérique de carnaval ("L"Amérique des frères Coen, Julie Assouly)
V otre serviteur est un amateur avide des films loufoques des frères Coen et n'a ainsi pu résister à acquérir, en tombant dessus, le très sérieux ouvrage que leur consacre les éditions du CNRS... Signé par Julie Assouly , universitaire spécialiste de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:50

Y a t-il un rapport entre l'échec de la fin du monde Maya et l'atteinte du cap des 30 000 pages lues par ce blog ?
L 'immense Spinoza (il est rare qu'il soit absent de ce blog) disait qu'on est jamais certain de voir le soleil se lever le lendemain matin. Donc, franchement, cette histoire de 21 décembre accoutré en apocalypse n'avait que peu d'intérêt. Si les mayas...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Remerciements
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 08:46

Derrière le trompe l'oeil de la lutte des places, le mur porteur de la lutte des classes ("Les rapports sociaux de classes d'Alain Bihr)
L 'armée américaine vient de rendre publique sa dernière arme : une cape d'invisibilité. Impressionnante technique de camouflage absolu destiné à semer le trouble et la terreur chez l'ennemi. Le camouflage est depuis toujours une arme décisive : depuis...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 00:48

Témoins de l'espoir raisonnable ("Ces allemands qui défièrent Hitler" de Gilbert Badia)
E n cas de doute sur le potentiel de bonheur collectif dont l'humanité est capable, je connais un très bon antidote à effet immédiat : ouvrir un livre qui évoque la Résistance allemande pendant la deuxième guerre mondiale. Que cette résistance, très minoritaire...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 22:16

Seule issue : sauter de son cheval ("Les désarçonnés" de Pascal Quignard)
"Il n'y a pas d'autre point, premier et ultime, de résistance au pouvoir politique que le rapport de soi à soi" Michel Foucault "Les désarçonnés" de Pascal Quignard est une digression littéraire, se nourrissant elle-même au fil de ses intuitions, mêlant...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 01:49

Comment l'Histoire a pu accoucher du meilleur ("les origines de la pensée grecque") de Jean-Pierre Vernant
N os temps sont obscurs. Il n'est donc pas inutile de se demander comment une époque lumineuse apparaît. Pas pour y chercher une quelconque recette qui n'existe pas, mais peut-être pour se rassurer, trouver des raisons d'espérer... Car parfois, souvent...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 20:56

Virginie Despentes, ou la synthèse punk-féministe (King Kong théorie)
U n portrait de la féministe en gorille géant qui détruit tout sur son passage parce que .... no future.... C'est la voie que propose Virginie Despentes dans ce manifeste singulier et intéressant: "King Kong théorie". Je viens de me décider à lire Despentes....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 10:17

Portrait du négociateur en homme de pouvoir subtil (« Saint Germain ou la négociation » de Francis Walder)
D ans "Saint-Germain ou la négociation ", petit roman fignolé, élégant et mélancolique, Francis Walder , diplomate de son état, se transporte à l’époque des guerres de religion qui ravagèrent la France de l’âge moderne, afin de nous parler de son métier....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 19:26

Peux t-on s'engager politiquement aujourd'hui ? (Benasayag/Del Rey)
"Ni réforme, ni révolution, ni société de gestion de l'existant, mais développement infini de la puissance". A u nom de quoi militer pour changer la société ? Est-ce encore possible ? Sous quelle forme ? Est-ce que ça vaut le coup de s'y atteler ? Ou...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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