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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:20

Embarquez dans le SOUL TRAIN pour une odyssée unique (« Sweet Soul Music » de Peter Guralnik)
D ans mon adolescence eighties, j’aimais naturellement le funk et ses dérivés. Sans forcément m’en rendre compte, car c’était un volet majeur de la B.O de ma génération, de ses loisirs et de son éducation sentimentale. En tout cas dans le milieu social...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 08:07

Dans le château des fous, les gens normaux n'avaient rien d'exceptionnel (Emmanuelle Guattari, "la petite Borde")
E n refermant le tout petit roman (plus un récit à mon sens mais bon...) d' Emmanuelle Guattari, "La petite Borde", j'ai pensé à ce film un peu loufoque de Laurence Ferreira Barbossa dont le titre est "les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel", avec...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 00:46

Enième petite pause poétique avec Christine de Pisan
Christine de Pisan , qui vécut les temps peut-être les plus agités de la guerre de cent ans : la guerre civile entre armagnacs et bourguignons en particulier, la reconquête ensuite, est la première femme de lettres française identifiée par nos historiens...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Poésie
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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 22:45

Cicéron, pape éternel des communicants
J' aurais du vous parler aujourd'hui des écrits de Walter Benjamin sur Baudelaire. Mais voila je n'y comprends rien ou si peu. Et ça m'exaspère... Donc, au mieux j'y reviendrai un de ces jours, au pire je livre ces essais littéraires obscurs aux brasiers...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:53

"Présent et avenir" de Cg Jung : plaidoyer pour l'individu authentique
" Présent et avenir" est en quelque sorte le testament intellectuel de Carl Gustav Jung, psychologue majeur, bâtisseur de la psychanalyse avant de rompre avec Freud. La lecture de ce petit essai parfois un peu opaque malgré une écriture limpide (pour...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:52

Quand le monde se déchira autour des relations entre le père et le fils ("le jour où Jésus devint Dieu", Richard E Rubinstein)
L e monde est fou, fou, fou, voyez-vous... chantait Pauline Ester, une diva de par chez moi. Et difficile de lui donner tort. Et ça ne date pas d'aujourd'hui. On s'en persuade en lisant l'essai passionnant, alerte, fin et accessible, de Richard E Rubenstein...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 20:28

La crise, condition indépassable de l'homme moderne (Myriam Revault d'Allones)
Depuis que je suis né, dans les seventies, j'ai toujours ouï dire que l'on était "en crise". Seule une petite période, entre 1997 et 2000 disons... (grappe d'innovation technologique autour des NTIC pour appliquer mes bribes de Schumpeter) a un peu échappé...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 21:06

La culture, c'est notre nature (et vice versa) : Edgar Morin, Boris Cyrulnik, Marshall Sahlins...
" Si donc on nous demande où est l'état de nature nous répondrons : il est ici ; et peu importe d'où l'on parle, de l'ïle de Grande Bretagne, du Cap de Bonne Espérance ou du Détroit de Magellan". Ferguson N ous vivons dans un monde où a triomphé l'idée...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 19:28

Le jazz, une lecture politique ("Free jazz, black power")
L'art est politique. Il n'y a pas d'esthétique neutre, car la culture interpelle, intervient dans la société. L'art a toujours une dimension sociale, ne serait-ce que par son retrait (si on suit Sartre, la passivité est une action), mais dire cela ce...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 18:43

Le problème, ce n'est pas le foot, mais la dénaturation du foot (Jean-Claude Michéa)
Jean-Claude Michéa , orwellien proclamé, essaie de défendre les positions d'une gauche populaire. Pas une gauche fantasmant le peuple, s'adressant au peuple depuis des sommets légitimes, finalement condescendante. Mais une gauche étoitement liée à son...
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Published by Jérôme Bonnemaison - dans Essais
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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