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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 20:22

Etre l’assassin de l’espoir  -  « L’ombre qui s’en va », Angel Munoz Molina  - paru dans la Quinzaine littéraire
Le récit réel est le genre littéraire contemporain par excellence. Ni autocentré, ni candide sur l’omniscience d’une voix neutre et d’une passivité du lecteur, il tire les leçons des acquis de l’Histoire littéraire . Il lie le politique et l’intime, sans...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:50

Non Madame le Pen, on ne fait pas la guerre civile aux enfants !  Par jérôme Bonnemaison, auteur de "La petite enfance dans la cour des grands", Dunod
Le souvenir des enfants d'Izieu s'est télescopé dans mon esprit avec l'horreur subie par les enfants d'Alep à cette seconde. Les enfants n'ont jamais échappé à la barbarie déchaînée par les adultes "responsables". Le droit international, chemin faisant,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:38

Merci Marcel
Je suis né dans les années 70, je n’ai pas découvert le comique de l’absurde avec Ionesco, Beckett ou Chesterton et son « club des métiers bizarres », Jarry . Ils sont venus après, juste après les Monty Python. Mais comme beaucoup, dans ma génération,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans BD
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:56

Le génie au dessus de la poisse identitaire - " Le pays qu'habitait Albert Einstein" - Etienne Klein
Je referme "le pays qu'habitait Albert Einstein", d'Etienne Klein, une personnalité que j'apprécie beaucoup, m'apprête à en faire l'éloge, et je tombe avec amertume sur la polémique ouverte par l'"Express", qui révèle que l'essai est truffé de plagiats...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Science Récit
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 08:30

de la chronique d’un premier roman – « Les dégénérés », Lucien Blard
Quelqu’un qui écrit un avis sur un livre n’a pas à se préoccuper essentiellement de savoir s’il serait « capable de faire aussi bien ». Même s’il écrit aussi par ailleurs. Il écrit en tant que lecteur. Un livre est écrit pour être lu et finalement le...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 17:51

L'Homme qui voulut survoler le monde -« Malraux », Sophie Doudet. Paru dans la Quinzaine littéraire
Pourquoi une biographie de plus de Malraux ? C'est ce qu'on se demande devant la couverture de l’œuvre de Sophie Doudet. Ce n'est pas un portrait, c'est une biographie en bonne et due forme. Sans doute l'éditeur, Gallimard « Folio », une maison où le...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 19:03

rire, pleurer, comprendre - "Les soldats de salamine" - Javier Cercas
C'est le troisième livre de Javier Ce rcas que je lis, je n'avais pas voulu commencer par son grand succès, l'opus qui l'avait fait connaître en France. "Les soldats de Salamine" est dans la veine de ce que Cercas pratique le mieux : le récit réel , mêlé...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 21:11

Le procès de cette horreur qui vient -  " L'affaire Maurras" - Jean-Marc Fédida
L'identitaire. Cette horreu r. En "Bloc", certes, mais surtout en cancer généralisé qui si l'on passait la France et l'Europe au Petscan, cette machine d'imagerie de la maladie, très impressionnante, éclaterait en tâches morbides dans tout le corps social....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 11:56

En défense du Nobel de Dylan
Les philistins et pharisiens se drapent dans leur snobisme et nous déclarent que Bob Dylan c'est too much pour le prix Nobel. Et bien moi je m'en réjouis de ce choix. La littérature n'est pas une pose. N'est pas un conformisme de plus. La poésie ce n'est...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art Poésie
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 19:24

Dans la flasque du soldat, le reflet de la France, « L’ivresse du soldat », Charles Ridel, paru dans la Quinzaine littéraire
L’essai historique que consacre Charles Ridel à « l’ivresse du soldat », c’est-à-dire à la place de l’alcool dans la première guerre mondiale, fouillée, pourrait passer pour caprice d’érudition. Ce n’est nullement le cas. En ouvrant ce dossier, en explorant...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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