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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 21:11

Le procès de cette horreur qui vient -  " L'affaire Maurras" - Jean-Marc Fédida
L'identitaire. Cette horreu r. En "Bloc", certes, mais surtout en cancer généralisé qui si l'on passait la France et l'Europe au Petscan, cette machine d'imagerie de la maladie, très impressionnante, éclaterait en tâches morbides dans tout le corps social....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 11:56

En défense du Nobel de Dylan
Les philistins et pharisiens se drapent dans leur snobisme et nous déclarent que Bob Dylan c'est too much pour le prix Nobel. Et bien moi je m'en réjouis de ce choix. La littérature n'est pas une pose. N'est pas un conformisme de plus. La poésie ce n'est...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art Poésie
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 19:24

Dans la flasque du soldat, le reflet de la France, « L’ivresse du soldat », Charles Ridel, paru dans la Quinzaine littéraire
L’essai historique que consacre Charles Ridel à « l’ivresse du soldat », c’est-à-dire à la place de l’alcool dans la première guerre mondiale, fouillée, pourrait passer pour caprice d’érudition. Ce n’est nullement le cas. En ouvrant ce dossier, en explorant...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 13:09

Tout et rien d'autre - "Daesh, le cinéma et la mort" - Jean-Louis Comolli
Des livres sur Daesh, on n'en manque pas. Çà pleut. Jean-Louis Comolli en publie un, d'un point de vue inédit et original. " Daesh, le cinéma et la mort" n'est pas seulement un essai, méditation un peu décousue, comme rédigée au fil de l'eau, sur la manière...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais Oeuvres politiques Art
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 20:21

Le temps humain, douce folie -« Trahisons de la mémoire »- Héctor Abad, paru dans la Quinzaine Littéraire
Moi qui suis foncièrement inepte en compréhension de la science, j’aime écouter les tentatives donquichottesques de savants comme Etienne Klein, d’essayer de nous transmettre sincèrement, sans démagogie spectaculaire (l’aventure réelle de la science l’est...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 18:54

Le passe pass' Matteo à 500 euros
L’habile Matteo Renzi a donc décidé d’attribuer à tous les jeunes italiens parvenant à 18 ans un chèque de 500 euros qui « doit être dépensé dans la culture ». L’argument de ce « Pacte d’humanité » est noble : il ne faut pas combattre la barbarie post...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 16:55

La ville est une forêt de signes, "Ce qu'il reste de nuit - Lokiss, un portrait", Sophie Pujas- paru dans la Quinzaine Littéraire
Je ne sais pas si Mme la Directrice de la Nouvelle Quinzaine Littéraire est dotée de dons médiumniques, mais c'est un fait : elle m'a envoyé ce livre - car nous avons convenu qu'elle les choisit pour moi en fonction de ce qu'elle subodore de mes attentes-,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:50

Océans sous les phrases, petite réflexion sur le sous-texte
Il y a des Atlandide sous les phrases. Une phrase à destination pr écise peut mener à des champs incommensurables, et finalement il est de peu d'impor tance en littérature de savoir si l'auteur a disposé du sous-texte ou si notre imaginaire l'a déployé....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 20:56

Marseille, appartement témoin clinquant - « La fabrique du monstre » - Philippe Pujol
Philippe Pujol est un journaliste. Un Monsieur manifestement intègre, patient, professionnel, indépendant semble t-il, encore qu'on n'est jamais indépendant de soi-même, soucieux de creuser sous le vernis des communiqués de presse ou au contraire d'une...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 21:23

Vertiges dans les éprouvettes - "Voyage en zygotie, histoires d'embryons" - Dominique Laufer, Véronique Mauron
Dans l'épopée de la marchandisation du monde, l'humain est notre far west actuel. L'un des champs de bataille de cette soumission est la procréation médicalement assistée, et ses perspectives multiples, révolutionnaires, à en donner le vertige. Un basculement...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Science Essais
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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