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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 22:59

Belle sortie des limbes de la littérature pour l'honorable H.G Wells
U n monument réussi de 700 pages à la mémoire de l'attachant H.G Wells : voici le dernier livre que je viens de finir, sans avoir éprouvé le moindre découragement, malgré le caractère un peu répétitif des mésaventures du personnage. Je n'y ai pas retrouvé...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:59

A l'assaut de l'ordre social, à coup de Ma(n)chette
J e prends prétexte de la parution de l'excellente adaptation BD d' "Ô dingos, Ô châteaux" par le grand Jacques Tardi pour évoquer un peu cette figure qui m'est si chère : Jean-Patrick Manchette . C'est la quatrième adaptation de Manchette réalisée par...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Policier
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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 07:00

L'ordre, facteur de troubles ("La force de l'ordre" de Didier Fassin)
" Personne ne vous donnera la liberté. Personne ne vous donnera l'égalité ou la justice, ou quoi que ce soit. Si vous êtes un Homme, vous vous en emparez". Malcom X J e viens de lire l'Essai "La Force de l'ordre" de Didier Fassin, travail anthropologique...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 08:44

"Le maître ignorant" de Jacques Rancière... Je suis pas convaincu...
J 'ai lu " Le maître ignorant " du philosophe Jacques Rancière , censé être un texte important sur la pédagogie. Le fleuron d'une certaine pensée égalitaire (Rancière est un de ces penseurs fidèles au communisme, qui reviennent actuellement sur le devant...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:19

"L'union sacrée"... l'impensé qui ressort sous forme de malaise tous les 11 novembre
Lors du dernier 11 novembre, une polémique a surgi sur la nécessité de conserver les commémorations, sur le sens à leur donner, sur la place à donner aux mutins de 1917. Dans ce débat, la droite est à l'aise : elle joue sur la fibre patriotique et le...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 18:44

Bonne année aux Lecteurs survivants !!! 100 raisons de lire
2012. La lecture fléchit, incontestablement. Dans les statistiques, cette mauvaise nouvelle est masquée par la prise en compte de tas de productions écrites qui n'ont pas de rapport avec ce qui nous occupe ici : la littérature, la poésie, la philosophie,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Reading Lists
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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 00:33

Un Eichmann en chacun de nous qui ne demande qu'à grandir (Gunther Anders)
"Nous, fils d'Eichmann" : c'est sous ce titre qu'ont été publiées les deux lettres de Gunther Anders adressées au fils du planificateur de la Solution Finale. Une première lettre écrite à la mort du criminel de bureau retrouvé et condamné par l'Etat d'Israël,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 09:39

Seule issue pour la petite bourgeoisie : la machine à remonter le temps... (Benjamin Berton)
"La chambre à remonter le temps" est un roman d'époque de Benjamin Berton , qui dresse un portrait au Wasabii des "classes moyennes", ou si l'on préfère de la toute petite bourgeoisie : les couches sociales salariées qui ont tout juste sorti la tête de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 08:54

Tout disparaîtra. Mais, le vent nous portera ("Acide, arc- en- ciel" d'Erri de Luca)
A u fur et à mesure que l'on vieillit, le monde physique se sature de références, de souvenirs, de phrases tatouées sur la pierre... Le monde, en somme, ne nous laisse pas tranquille avec notre présent. Il nous traque dans notre intimité de l'instant....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 08:11

Conjurer l'horreur de la guerre comme on le peut (David Grossman)
Q uand j'étais gamin, j'avais souvent recours à la pensée magique. Si je parvenais à faire rouler un caillou du collège jusqu'à chez moi, c'était un 15/20 garanti à l'interro dont je sortais... De ces petits jeux conjurant l'angoisse, l'écrivain israëlien...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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