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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 08:27

Lord Jim de Conrad : la conscience et ses spectres
D i-thy-ram-bique ! Dans ce blog, j'essaie de contenir mes enthousiasmes, sous peine de crier risiblement au génie sans cesse. Mais pour une fois je me permettrai d'être dithyrambique. Car je viens enfin de lire "Lord Jim" de Joseph Conrad. Un livre époustouflant....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 08:36

Mme de Staël, ou les pérégrinations de la grande bourgeoisie à l'orée de son règne
Q ui était donc Germaine de Staël, cette figure qui apparaît dans tous les textes écrits au dix neuvième siècle, ce passage obligé des crises de paranoïa de Napoléon, ce nom aperçu ici ou là sur des couvertures de livres jamais lus ? A force de croiser...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:56

"Un roi sans divertissement", ou comment on se joue du lecteur pour son plus grand plaisir
" Qu'on laisse un roi tout seul sans compagnie, penser à lui tout à loisir ; et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères " Blaise Pascal, Les Pensées "Un roi sans divertissement" de Jean Giono est un joyau de notre littérature....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 09:35

"Pour une révolution fiscale"... dans le petit bassin ?
A yéééééééé. Je l'ai lu ce fameux livre dont on parle partout (ou presque...). Ce petit livre orange au titre enflammé, au contenu plus modéré. " Pour une révolution fiscale" (Camille Landais, Thomas Piketty, Emmanuel Saez) n'est pas à proprement parler...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie
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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 09:00

L'imagination contre le trop de réalité (Annie Lebrun)
A nnie Lebrun , essayiste et poète, proche tardive d'André Breton, tient solidement sa position de surréaliste et d'anarchiste viscérale. Dans "Du trop de réalité" , essai superbement écrit en 2000, elle exprime une révolte totale contre le monde contemporain...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 09:14

Que nous dit le destin de Léon Blum ?
L éon Blum est parmi ces "grands hommes" qui après leur disparition s'élèvent au dessus des antagonismes et intègrent le patrimoine national. Lui qui fut haï par ses adversaires, érigé en cible obsessionnelle par les antisémites, lui qui fut l'objet d'une...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 09:20

Tribulations d'un danseur Chinois De la Révolution Culturelle à la Rochelle
L 'existence est une avalanche de pierres. La plupart des cailloux y roulant suivent une ligne droite (et des centaines de millions de gens ne bougent pas de leur village durant toute leur vie), mais d'autres rebondissent partout, adoptant des trajectoires...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 08:47

Montaigne, malgré tout, n'a pas suffi à consoler Zweig
J e n'ai pas lu toute son oeuvre, mais je l'ai assez parcourue pour saisir que le "Montaigne" de Stefan Zweig (PUF-Quadrige, 125 pages), le dernier de ses écrits avant qu'il ne se suicide au Brésil, est un de ses plus personnels, intenses, essentiels...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:27

"On", "je", "nous" sommes et étions Annie Ernaux
"Elle retrouve alors, dans une satisfaction profonde, quasi éblouissante - que ne lui donne pas l'image, seule, du souvenir personnel-, une sorte de vaste sensation collective, dans laquelle sa conscience, tout son être est pris. De la même façon que,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 08:34

Léonard De Vinci, l'humanité de retour chez elle
J 'ai patienté, pour une fois très longtemps, avant de trouver un ouvrage de fond qui me convienne au sujet de Léonard de Vinci. Des publications sur Léonard, le moins que l'on puisse dire est que l'on n'en manque pas. Mais je ne cherchais pas un Beau...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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