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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 08:11

Gros plan sur le fruit étrange de Billie Holiday
Southern trees bear a strange fruit Blood on the leaves and blood at the root Black body swinging in the Southern breeze Strange fruit hanging from the poplar trees Les arbres du Sud portent un étrange fruit, Du sang sur les feuilles et du sang aux racines,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Art
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 21:17

Pour ceux qui aiment l'humour noir de noir, il y a Jerry Stahl
P ierre Desproges, qui déplora pince sans rire "l'anti nazisme primaire", et Edgar Hilsenrath ("le nazi et le barbier", roman où un SS devient un combattant sioniste...) sont des petits enfants ... Voici Jerry Stahl qui vient de publier un roman à l'acide...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Policier
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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 10:29

Arletty, jusqu'à la nausée
I l y a des êtres que l'on souhaiterait aimer. Mais voila, on ne peut pas. Même à se fixer des lentilles occulaires psychédéliques. On ne peut pas se mentir et se cacher la réalité, et le vernis fragile de la séduction se craquèle, et pourrit comme de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 15:54

La guerre de classes dans la peau (Caroline Lunoir)
M a bien aimée ville de Toulouse ne produit pas seulement, dans le domaine culturel, que de la variété des 80's, des avocats bling-bling fournissant les sujets de la presse à scandales et (le bientôt usé jusqu'à la corde à force d'être célébré) Claude...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 19:06

Rom@, ou la ville éternelle cédant à la dépression
I l y a une dizaine d'années, j'ai passé une semaine à Rome avec ma compagne, aux frais intégraux du contribuable... Je ne vous refilerai pas le plan, il n'est plus reproductible... Je ne suis pas revenu ébloui. Pour la première fois, grâce au contraste...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 21:22

Vers une société des égaux ? Oui mais comment ? (Rosanvallon)
P ierre Rosanvallon est une figure clé du débat intellectuel français. La sortie de son dernier essai est célébrée par des louanges appuyées : Libération y consacre plusieurs pages, ce qui est très rare pour un livre... Un politique comme Vincent Peillon...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 10:09

Un livre machine de guerre contre le racisme (Jared Diamond)
"De l'inégalité parmi les sociétés" de Jared Diamond est un livre-monde. Un livre qui prend à bras le corps l'Histoire de l'Humanité, avec une ambition sans équivalent aujourd'hui. Une ampleur de vues impressionnante, tirant parti au mieux du croisement...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 08:27

Lord Jim de Conrad : la conscience et ses spectres
D i-thy-ram-bique ! Dans ce blog, j'essaie de contenir mes enthousiasmes, sous peine de crier risiblement au génie sans cesse. Mais pour une fois je me permettrai d'être dithyrambique. Car je viens enfin de lire "Lord Jim" de Joseph Conrad. Un livre époustouflant....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 08:36

Mme de Staël, ou les pérégrinations de la grande bourgeoisie à l'orée de son règne
Q ui était donc Germaine de Staël, cette figure qui apparaît dans tous les textes écrits au dix neuvième siècle, ce passage obligé des crises de paranoïa de Napoléon, ce nom aperçu ici ou là sur des couvertures de livres jamais lus ? A force de croiser...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:56

"Un roi sans divertissement", ou comment on se joue du lecteur pour son plus grand plaisir
" Qu'on laisse un roi tout seul sans compagnie, penser à lui tout à loisir ; et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères " Blaise Pascal, Les Pensées "Un roi sans divertissement" de Jean Giono est un joyau de notre littérature....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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