Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 08:31

Deux façons d'aimer et de défendre la littérature (après digression sur les délires mystiques dans l'Aude)
J 'ai profité de quelques jours de vacances dans la Haute Vallée de l'Aude pour lire coup sur coup deux livres sur la littérature : - "La vie éclaircie" de Danièle Sallenave (Romancière et Essayiste, femme de théâtre, militante féministe, auteur de la...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
commenter cet article
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 08:17

L'énigmatique défaite de Robespierre
R obespierre, Saint-Just, sont proscrits dans nos rues, alors que des maréchaux d'un Empire synonyme de massacres de masse ont l'honneur d'enserrer Paris... Leur tort est-il d'avoir tenu les rênes de la plus grande révolution politique et sociale que...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
commenter cet article
26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 21:20

A la fin du livre, vous saurez pourquoi et comment l'Univers est apparu (sans blague...)
C ertains livres, pas forcément ceux attendus, vous entraînent dans des tourments intellectuels propices à l'insomnie. C'est le cas du dernier essai vertigineux que je viens de lire, signé par les physiciens Stephen Hawking et Leonard Mlodinow , et qui...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Science
commenter cet article
24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 08:22

Président, laissez Césaire tranquille !
" des mots, ah oui des mots ! mais des mots de sang frais des mots qui sont des raz-de-marée et des érésipèles et des paludismes et des laves et des feux de brousse, et des flambées de chair, et des flambées de ville..." Cahier d'un retour au pays natal...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
commenter cet article
20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 19:41

Les capitulards ne méritent pas Mendès France
J e n'ai jamais prêté une attention très soutenue à Pierre Mendès France. C'était pour moi, certes, l'homme de la décolonisation, mais vite écarté, sans trop combattre. C'était le dirigeant de gauche dont le bilan social se résumait à un verre de lait...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
commenter cet article
17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 08:12

Le bal tragique d'Irène Némirovsky
J e l'ai lue il y a déjà deux ans, mais je ne résiste pas au désir de la partager ici : la Nouvelle explosive écrite par Irène Némirovski , sobrement titrée "Le Bal" . Incontournable. Sa lecture me paraît si proche, si précieusement marquante. J'aurais...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 08:00

Umberto Eco jongle avec le Vrai et le Faux dans le cimetière de Prague
U mberto Eco est sans doute un grand intellectuel. Mais ce n'est pas vraiment un immense romancier. Un bon romancier certes. Un romancier plaisant oui. Mais ce n'est pas un romancier profond. Chez Eco, j'aime le picaresque, l'érudit terre-à terre, le...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 08:59

Fantasme de premier choix autour du Comité de Salut Public
E xigeant, sans doute, ce tout petit roman si dense de Pierre Michon : "les Onze"(folio) . Surtout le début ; puis après les premières pentes, on est récompensé, comme en montagne. C'est d'ailleurs de "Montagne" qu'il s'agit. Celle de la Révolution Française....
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 08:25

Qu'est-ce que la violence ? L'oeuvre de Laurent Mauvignier
A vez-vous pris part ou assisté à des scènes réelles de violence ? C'est à vomir. Dans notre société, la violence est partout. Soit elle est euphémisée, filtrée, banalisée. Le moment culminant en a été la première guerre du Golfe, avec ces images de jeux...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 09:06

Mamie révolutionnaire et son petit-fils peintre de génie (Flora Tristan et Paul Gauguin)
J 'ai été si impressionné par ma lecture de "la fête au bouc" de Mario Vargas Llosa ( La fin d'un bouc septuagénaire, vicieux et sanglant, sur fond de merengue ) que j'ai filé m'acheter d'autres épais volumes de l'auteur, dont la matière privilégiée est...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
  • Contact

Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


ete2010-035.jpg

 

 

D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

Recherche