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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 08:35

Peut-on être de gauche et se comporter comme une brute ou une ordure ?
L e succès flamboyant du petit texte de Stéphane Hessel, « Indignez-vous ! » a relancé le débat sur la fin à poursuivre et les moyens légitimes pour y parvenir, en ranimant les braises de l’esprit de Résistance. Et dans la vie réelle -celle qu’il faut...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 08:57

Jan Karski, celui qui témoigna pour rien
"Cette Histoire se déroule en Pologne, c'est à dire nulle part" Alfred Jarry, en préambule d'Ubu Roi (euh, de mémoire...) Ma lecture de "Jan Karski' de Yannick Haenel (Folio) est ambivalente, comme l'a été l'accueil public de ce livre salué mais contesté...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 08:22

En défense des périurbains (Contre Telerama)
Le périurbain me donne la nausée. Je dis cela sans aucune affectation. Je ressens un vrai malaise physique dans cet anti-monde sans repères, où les ronds-points succèdent aux mêmes ronds-points, où la voiture a imposé une suprématie inouïe, jusqu'à éradiquer...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 08:49

Soleil immonde,campari, et mal de vivre au bord de l'eau
J e viens de lire un roman tiré d'une haute étagère de ma bibliothèque. Un petit livre de poche acheté il y a des années, jamais ouvert, aux pages déjà comme teintées par l'argile. Un titre attirant et mystérieux : " Les petits chevaux de Tarquinia" de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 08:00

Vengeance !
" Dantès"(Boisserie/Guillaume/Juszezak) est une série de BD qui s'inspire très directement du "comte de Monte Cristo" pour nous plonger au plus profond dans les marais putrides où s'accouplent la Finance et la politique. Là où "Monte Cristo" éreintait...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans BD
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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:43

Working heroes
L a richesse, c'est le travail un point c'est tout. Le travail accumulé, certes. Le travail réinvesti bien sûr. Mais le travail toujours. L'idéologie économique dominante, malgré les preuves sans cesse apportées, ignore cette loi d'airain. Fait mine de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 08:01

Le drame humain tout entier dans un incident de bureau
M oins de cent pages pour illustrer, par le récit tout simple d'un incident de bureau, tout le tragique de la condition humaine. Telle est la grandeur de "Bartleby" d'Herman Melville. En deux heures de lecture tout au plus, appâté par un style classique...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 08:28

Vladimir Maïakovski, Révolutionnaire des âmes
J e ne connaissais pas vraiment Vladimir Maïakovski. C'était pour moi une trace lu mineuse, fugacement entrevue dans telle ou telle lecture sur la Révolution Russe ou l'histoire de la littérature. Le souvenir de quelques vers incisifs saisis ça et là,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie
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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 08:54

Ex fan des eighties, où sont tes années folles ?
F rançois Bégaudeau est un mec sympa et un "bogoss" pour citer Franck Ribery. J'aime bien l'écouter dans son job de critique, qui manifestement lui a permis d'échapper à l'Education Nationale. Ce type a quand même reçu la "Palme d'or" pour l'adaptation...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 08:10

Tartufferie, célébrations, et Céline le salaud
L e Ministre de la Culture - est-ce un hommage à Tartuffe ? - prétend avoir "relu" Céline avant de le retirer des célébrations officielles de 2011. Y avait-il besoin de "relire" pour savoir que Céline fut un des pamphlétaires antisémites les plus violents...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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