Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 21:54

S i le fameux livre sur la comédie d'Aristote n'est jamais parvenu jusqu'à nous (cf "l e nom de la Rose" d'Umberto Eco qui fantasme à ce sujet), le rire, par essence subversif, est partout dans la littérature. Il est difficile de déclencher le rire par...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com - dans Romans
commenter cet article
3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 20:36

Le « Retour à Reims » de Didier Eribon est récemment paru en livre de poche (champs-essais). Je vous engage à lire cet essai qui mêle astucieusement autobiographie et analyse sociologique. Il est à la fois émouvant et éclatant de lucidité sur les fractures...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com - dans Essais
commenter cet article
1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 11:18

Y annick, lecteur de ce Blog, m'a envoyé un mail pour me dire combien il avait été secoué par la lecture de "la Route" de Cormac Mc Carthy. Ce fut aussi mon cas, et maints lecteurs de ce roman en garderont le souvenir d'une expérience unique . "La Route",...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com - dans Romans
commenter cet article
28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 14:53

J 'ai inauguré ce blog par un "TOP 20" de mes lectures. J'y ai injustement oublié le "Discours de la servitude volontaire" d'Etienne de La Boétie. Ce que la Renaissance a produit de plus avancé. On a qualifié La Boétie de "Rimbaud de la pensée'" et je...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com - dans Oeuvres politiques
commenter cet article
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 22:54

Je ne suis pas trotskyste et je ne l'ai jamais été. Et pourtant j'ai aimé lire une bonne pile de livres de Léon Trotsky, révolutionnaire mais aussi écrivain de premier plan. Lev Davidovitch était surnommé "la Plume". C'était mérité. Une plume trempée...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com - dans Oeuvres politiques
commenter cet article
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 18:55

" A natomie d'un instant" : un mauvais titre pour un vrai chef d'oeuvre. Le dernier ouvrage de Javier Cercas est édifiant d'intelligence, de sincérité. Il est un ouvrage d'histoire politique. Il est aussi littéraire dans le sens où il explore, dissèque...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com - dans Essais
commenter cet article
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 18:52

La Sécurité Sociale et l'Agence Nationale des Conditions de Travail devraient distribuer gratuitement les petits manuels stoïciens à la population. Je ne prétends pas que cela allègerait les souffrances, mais bon, ça vaut bien un massage et c'est moins...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com - dans Philosophie
commenter cet article
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 18:48

D ans "Haute Fidélité", (le film, pas le livre que je n'ai pas lu !), les personnages qui squattent une boutique de disques un brin poussive, s'amusent sans cesse à créer des listes TOP 5... Par exemple, les 5 meilleurs titres qui parlent de rupture amoureuse....
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com - dans Reading Lists
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
  • Contact

Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


ete2010-035.jpg

 

 

D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

Recherche