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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 00:39

Heidegger, un infâme nazi (disons-le une fois pour toutes) Partie 2
. (Partie 2 de l'article, voir partie 1 article précédent sur le blog) (...) Un cœur de pensée national socialiste (la critique de Karl Lowith) C’est un ancien de ses étudiants qui le dit : « Les implications politiques immédiates, c’est-à-dire nationales-socialistes,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 00:28

Heidegger, un infâme nazi (disons-le une fois pour toutes) Partie 1
« Flamme, annonce-nous, éclaire-nous, montre-nous le chemin où il n’y a plus de retour » Martin Heidegger, discours lors d’un autodafé, 1933. Promenez-vous dans une librairie au rayon philo. Vous y verrez des livres qui confirment la complicité nazie...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 13:45

Jusqu’à lui les philosophes n’avaient fait que philosopher-Pourquoi nous sommes nietzschéens (Réflexions faites) – Dorian Astor (Dir.)
Quand j’étais étudiant en lettres supérieures, il y a fort longtemps, je m’efforçais d’accéder à Nietzsche. Et cela ne m’a jamais quitté. Il est impossible d’être nietzschéen je crois, excepté certains héros, rares. Mais sentir la foudre de sa vérité,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 01:52

Fuir ce qui ne peut se fuir - Le bleu du ciel -Georges Bataille
« Chaque éclat de la musique, dans la nuit, était une incantation qui appelait à la guerre et au meurtre. Les battements de tambour étaient portés au paroxysme, dans l’espoir de se résoudre finalement en sanglantes rafales d’artillerie : je regardais...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 16:48

L'infini solutionne l'illimité - La pesanteur et la grâce - Simone Weil
"La pesanteur et la grâce" de Simone Weil est un livre mystique. Christique, car l'on ne saurait dire chrétien à l'égard de cette libertaire foncière, dégoûtée par toute forme d'institutionnalisation. On dit que des papes la lisaient en cachette. C'était...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 16:39

Adaptation contre délibération, la querelle de naissance néolibérale -Il faut s'adapter - Barbara Stiegler
Le néolibéralisme ne doit pas être analysé comme une simple résurgence, après avoir été enterré comme une taupe, par le capitalisme Keynésien et fordiste, du vieux libéralisme d'Adam Smith, qui s'est heurté aux guerres mondiales, à la révolution russe...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Economie Science
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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 22:51

Jusqu'au néant - Le choc Simone Weil - Jacques Julliard
« Il faudra un jour faire une histoire du monde vue du point de vue des migraineux : hypertrophie du monde intérieur, hyper-lucidité, fulgurances, abattement, vœux d'anéantissement. » Jacques Julliard Il y a bien des manières de se confronter à l’absolu....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais Philosophie
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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 16:13

Ce fut une drôle d'époque - Tumulte - Hans Magnus Enzensberger
"Tumulte", que je ne manquerai pas de conseiller, est une tranche de mémoire du grand écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger, désormais octogénaire bien pesé. Il s'agit d'évoquer une période lointaine, celle de la fin des années soixante, où le déjà...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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24 mars 2019 7 24 /03 /mars /2019 17:33

La passion plutôt que le pouvoir - Lâchez-tout - Annie Lebrun
"Dès qu'on pense, on devient androgyne" Annie Lebrun Dès les années soixante dix, Annie Lebrun a senti, avec beaucoup de lucidité, un mauvais vent dans le féminisme. Elle l'a vu se transformer en volonté de pouvoir. En bonne surréaliste elle a écrit un...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 13:34

L'Autre mystique- Laure - La sainte de l'abîme - Elizabeth Barillé
"Mon temps le plus chrétien, c'est auprès de toi que je l'ai vécu" Colette Peignot, à Georges Bataille. Ce n'est pas un roman de Sade, mais une vraie vie, que raconte Elizabeth Barillé, dans un récit très bien équilibré et fluide, psychologiquement percutant,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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