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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 09:31

Marathonien pourquoi ne sèmes- tu ? - quelques remarques d'un toulousain sur le marathon des mots
Le Marathon des mots, manifestation littéraire de début d'été - cette semaine même-, est installé depuis, je crois, 2006, à Toulouse. Il est porté depuis le début par le "bon client" Olivier Poivre d'Arvor et une petite équipe stable, forte de ses réseaux...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 21:55

Loup es-tu ?, « De la lycanthropie », Jean-Michel Gentizon
« Il faut bien que ça ait un nom ! » Les éditions l’Age d’homme m’ont très élégamment proposé de puiser dans leur catalogue pour alimenter mon blog. Je l’ai fait avec plaisir, tant leur ligne éditoriale est variée et originale. J’y ai trouvé notamment...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 10:31

Notes sur l'absence des œuvres féminines au épreuves
De nombreux articles soulignent, chiffres à l'appui, l'absolue absence des textes de femmes dans les épreuves, et donc dans les programmes de français. Ceci est d'autant plus frappant que les filles sont dominantes dans ces sections, qu'elles le sont...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 12:37

Au sommet on se retourne sur le parcours,"Il est avantageux d'avoir où aller", Emmanuel Carrère, article paru dans la Quinzaine littéraire
Ceux qui ont vécu une psychanalyse ou une psychothérapie plus ou moins d'inspiration freudienne partageront sans doute ce constat : ils reconnaissent vite ceux qui sont passés par là. Dans l’œuvre d'Emmanuel Carrère (est-il en passe de devenir notre grantékrivain...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 22:46

L'écriture, le jeu du vide et du plein, " Trop dire ou trop peu, la densité littéraire", Judith Schlanger
" La littérature est une manipulation permanente du plein et du vide" Il est rassurant de voir que l'on écrit, que l'on publie, et même que l'on lit des essais comme celui de la théoricienne littéraire Judith Schlanger . Car si la littérature, ce que...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 19:39

Primates égarés, « Un peu plus bas vers la terre », Renaud Cerqueux. Paru dans la Quinzaine littéraire
J'ai ri. A la lecture des nouvelles rassemblées par Renaud Cerqueux dans un recueil titré « Un peu plus bas vers la terre». J'ai ri, pas tout le temps, mais tout de même... de cette politesse du désespoir que peut être le rire. Il arrive de rire en lisant,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 00:32

Mutants dans la toile, "Fragments d'un mémoire infinie", Maël renouard
Jour après jour on se regarde dans la glace, et mine de rien on change, sans à coup, au fil de l'eau qui coule dans le lavabo. C'est ce qui nous arrive depuis que nous vivons tellement sur la toile. Ce qui occupe Mael renouard, dans une sorte de journal...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 20:09

Vivre en artiste - "M Train ", Patti Smith
"je faisais une halte sur le terrain derrière le magasin d'articles de pêche, un simple avant-poste blanchi à la chaux. A mes yeux, c'était Tanger, où pourtant je n'étais jamais allée. Je m'asseyais par terre dans un coin, entourée de murets blancs, mettant...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 20:26

L’été du Phoenix - «  Cet été-là , de braise et de cendres », Alain Vircondelet - paru dans la Quinzaine littéraire
Marguerite Duras est de ces rares écrivains qui suscitent un culte, dessinent une tribu relâchée, invisible mais réelle. Pour le relever il suffira de regarder les communautés littéraires existantes sur les réseaux sociaux. Sa biographie a ainsi été disséquée,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 20:31

il suffisait de presque rien  - Ludmila OULITSKAÏA – Sonietchka
"Le visage aspergé d’un produit antiseptique vert, Ludmila Oulitskaïa est restée stoïque. « Dieu merci, ce n’était pas de l’acide sulfurique. » La romancière russe, dont les œuvres ont été traduites dans le monde entier, a été victime, jeudi 28 avril,...
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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