Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 23:38

Deux nihilismes dans l’arène du monde -Capitalisme et djihadisme, Michel Surya, paru dans la Quinzaine littéraire
La guerre que la France mène contre le djihadisme ne date pas d’hier, mais de l’intervention en Afghanistan il y a quinze ans. Elle est désormais stratégiquement importée sur notre territoire par les fanatiques. Quelle que soit notre vision géopolitique,...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques
commenter cet article
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 23:13

De corps et d'esprit - Correspondance  Sigmund Freud-Benedictus de Spinoza, par Michel Juffé
-Michel Juffé est un « collègue » chroniqueu r dans la Quinzaine Littéraire. Voici un lien vers ses textes publiés dans le journal- https://www.nouvelle-quinzaine-litteraire.fr/articles-par-critique/michel-juffe L es lecteurs sont détenteu rs d' un secret...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie Correspondance
commenter cet article
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 14:18

Ecrire, dit-il
-Celui qui écrit trace le plan d'un labyrinthe inédit dans un pénitencier. Un pénitencier dont on ne peut s'echapper. La langue. les tunnels se croisent sans cesse dans l'intertextualite. - Mais il y a des Mains levées à cette inca r cé r ation. La musique....
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
commenter cet article
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 18:47

Prince de l’immanence, « DIDEROT », Pierre Lepape
Nos gloires des Lumières, ce sont Voltaire et Rousseau. Diderot, lui, vient derrière dans la s ymbolique des géants. C’est injuste. Il a fallu un Goethe, un Nietzsche pour saluer le génie de Diderot , contributeur français à la grande tradition philosophique...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie Philosophie
commenter cet article
6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 02:26

Nous sommes en train de changer le monde - "Que faire ?", Jean-Luc Nancy
Ca va mal. Sur ce point, l'on s'accorde, généralement. Ca va mal. Peut-êt re certes que ce n'était pas "mieux avant", en tout cas pas sur tout, pas sur beaucoup. Mais l'on sent tout de même que les nuages se rassemblent. Donc on se demande comme en 1902...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie Oeuvres politiques
commenter cet article
3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 11:46

 En recherche d'un CLAUSEWITZ pour le livre - 4 -
Ici continue notre errance dans ce qui se dit sur la survie du livre et éventuellement sur les possibilités de conforter sa place dans la civilisation. Qui voudra réfléchir sérieusement à ce sujet trouvera dans cette suite d'articles du matériau, à travers...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
commenter cet article
2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:13

Graine de bourreau - Didier Epelbaum, « Des hommes vraiment ordinaires ? – les bourreaux génocidaires », paru dans la Quinzaine littéraire
Elle est souvent citée cette fulgurance d’Hannah Arendt : « le mal n’est jamais radical, seul le bien est radical ». Elle est indissociable de sa théorie de «la banalité du mal ». Le criminel de papier c’est celui qui a renoncé à penser et se vit comme...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
commenter cet article
25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 09:04

Juste une citation entre deux attentats
"Il s'agit simplement d'être fidèle à la règle du combat. Cette pensée peut suffire à nourrir un esprit : elle a soutenu et soutient des civilisations entières. On ne nie pas la guerre. Il faut en mourir ou en vivre. Ainsi de l'absurde : il s'agit de...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
commenter cet article
23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 23:25

Edouard, travaille.... " Histoire de la violence", Edouard Louis
Je suis embêté, un peu. J'ai une sympathie non négociable pour Edouard Louis. Je suis comme lui un transfuge social - moins radical, certes, dans la distance f r anchie -, je connais comme lui la littérature et la sociologie des transfuges, j'ai lu Eribon,...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
commenter cet article
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 14:06

Entre nous et le chaos -" Qu'est-ce que la philosophie ?" Gilles Deleuze et Félix Guattari
" Nous demandons seulement un peu d'ordre pour nous protéger du chaos" Ils sont durs à lire les bougres. C'est que lorsqu'ils rédigent à quatre mains, ils se lâchent et laissent s'exprimer toutes les associations qui s'expriment à partir de leur immense...
Lire la suite

Partager cet article

Repost 0
Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de mesmilleetunenuitsalire.over-blog.com
  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
  • Contact

Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


ete2010-035.jpg

 

 

D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

Recherche