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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:13

Graine de bourreau - Didier Epelbaum, « Des hommes vraiment ordinaires ? – les bourreaux génocidaires », paru dans la Quinzaine littéraire
Elle est souvent citée cette fulgurance d’Hannah Arendt : « le mal n’est jamais radical, seul le bien est radical ». Elle est indissociable de sa théorie de «la banalité du mal ». Le criminel de papier c’est celui qui a renoncé à penser et se vit comme...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 09:04

Juste une citation entre deux attentats
"Il s'agit simplement d'être fidèle à la règle du combat. Cette pensée peut suffire à nourrir un esprit : elle a soutenu et soutient des civilisations entières. On ne nie pas la guerre. Il faut en mourir ou en vivre. Ainsi de l'absurde : il s'agit de...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 23:25

Edouard, travaille.... " Histoire de la violence", Edouard Louis
Je suis embêté, un peu. J'ai une sympathie non négociable pour Edouard Louis. Je suis comme lui un transfuge social - moins radical, certes, dans la distance f r anchie -, je connais comme lui la littérature et la sociologie des transfuges, j'ai lu Eribon,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 14:06

Entre nous et le chaos -" Qu'est-ce que la philosophie ?" Gilles Deleuze et Félix Guattari
" Nous demandons seulement un peu d'ordre pour nous protéger du chaos" Ils sont durs à lire les bougres. C'est que lorsqu'ils rédigent à quatre mains, ils se lâchent et laissent s'exprimer toutes les associations qui s'expriment à partir de leur immense...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Philosophie
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 08:12

Vrai-faux pamphlet contre les français," Contre les français", M.A.S - paru dans la Quinzaine littéraire
C'est une curiosité que ce libellé chafouin anti français, signé d'un certain "M.A.S" , paru il y a trente cinq ans dans le monde hispanophone et qui a attendu que la france soit à l'apogée de sa dépression nationale pour être traduit ici. Nous sommes...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 21:54

En recherche d'un Clausewitz pour la lecture - 3 -
On continue ici la farfouille dans ce qui se dit sur la défense de la lecture. Dans le cadre d'une réflexion, qui aboutira ou pas, sur une stratégie globale possible, de contre offensive culturelle qui puisse être formulée, fondée sur la lecture. Nous...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 17:05

En recherche d'un Clausewitz  pour la lecture -2-
.... Après avoir traversé des éloges du caractère vital de la lecture et une dénonciation violente de la bifurcation numérique, nous continuons notre exploration de ce qui "se lit sur la lecture", utile à pense r sa pérennité, avec deux modérés, Antoine...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 12:08

" J'en cherche encore le titre", Fabian Deldingé
C'est un roman français qui essaie d'actualiser le romantique au temps du numérique. Fabian Deldingé, écrivain qui se dit lui-même raté sur sa quatrième de couverture, s'auto édite et s'auto critique, se p réface et se post face, fort de "voir le verre...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 19:37

En recherche d’un Clausewitz pour la lecture (1)
Comment agir pour la cause de la lecture , pour celle du livre (deux notions différentes qui se recoupent), à part en tenant un blog, en étant journaliste culturel, en ouvrant une librairie, tenant une maison d’éditions ou bien en enseignant le français...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Le Livre
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:06

A la croisée des chemins, le génie - "Mozart, sociologie d'un génie", Norbert Elias
Norbert Elias avait beau être un génie sociologique, il ne prétendait pas livrer de recette du génie, ne serait-ce que parce que son apparition est historique, et que le train du génie particulier ne repasse pas, comme une histoire d'amour est une chimie...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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