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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 21:39

Qui délivre, qui tue ? de la réalité et de la fiction - "L'imposteur" - Javier Cercas
Ce n'est pas un roman. Mais il s'agit d'une vie vécue comme folle tentative de se muter en roman, avec toutes ses implications. Avec "L'imposteur" Javier Cercas supasse à mon goût le sublime "anatomie d'un instant", déjà un roman réel à entrées multiples,...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 23:49

L'ampleur du désastre - " La supplication", Svetlana Alexievitch
On lit pourtant. De ces lectures dévastatrices. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Par souci moral, de prendre une part du fardeau en s'"informant" ? Par voyeurisme ? Par propension à considérer que rien de ce qui est humain n'est étranger ? Par masochisme...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 15:06

Du clair- obscur surgissent les monstres, "Des monstres et prodiges", Ambroise Paré- paru dans la Quinzaine Littéraire
I l est étrange et plaisant de lire un ouvrage éclos dans un autre paradigme que celui qui encadre globalement notre époque. Le paradigmes des paradigmes, l'"episteme" selon Foucault. On y goûte ce détonnant mélange d'antipode et de voisinage, puisque...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire
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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 15:01

Paris 13.11. 2015 : le sens contre le sang
127 parisiens , au moment où je rédige, sont tombés sous les balles du fanatisme, produit direct de la vie que nous menons en ce monde. Il ne sort pas du ciel même s'il s'y réfère. Nous pleurons, mais nous devons penser. Notre force est plus que jamais...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Inclassable
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 00:01

Borgès, le Manet de la littérature - Fictions, Jose Luis Borgès
J'ai lu, mais j'ai perdu du temps à lire des livres de peu de portée, et j'en perdrai encore car ils ont leur place. Cependant je m'astreins, la quarantaine assise, à lire ce qui s'annonce essentiel, d'après ce que je lis, les pages conduisant à d'autres....
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Romans
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 15:52

L'enfer c'est pas les autres (" d'autres vies que la mienne" - Emmanuel Carrère)
L'oeuvre d'Emmanuel Carrère, dont on trouvera plusieurs approches dans ce blog, est en définitive le récit d'une longue lutte, patiente, stylo à la main, contre le mal être, que dans " D'autres vies que la mienne" il décrit comme un renard qui lui dévore...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Récit
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 14:32

Mendès ou la dignité - texte paru dans la Quinzaine littéraire
L'excellente " Quinzaine littéraire " m'a fait l'honneur, en lien avec la famille de Pierre Mendès France, de me confier la chronique de la réédition des mémoires de guerre de PMF, dont j'avais évoqué une ancienne édition sur ce blog, qui leur avait plu...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Histoire Oeuvres politiques
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 19:15

Délicatesse au broyeur - " Le monde d'hier, souvenirs d'un Européen", Stefan Zweig
« Le monde d’hier » constitue les mémoires de Stefan Zweig. On y sent le désespoir de Zweig, mais par pudeur – il évoque à peine en plus de cinq cents pages sa vie intime, ses femmes-, ou par optimisme de la volonté, souci de legs, auto conviction selon...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Biographie Essais
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 19:35

Au texte ! - "Sade, Fourier, Loyola", Roland Barthes
On parle beaucoup de Roland Barthes en ce moment. On l’expose, on le biographie. Le structuralisme ; voué aux gémonies par la vulgarité de la « nouvelle philosophie », avatar intellectuel médiocre de la réaction néo conservatrice, sortirait donc des limbes...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Essais
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 18:23

La signification de Gramsci au prisme de l'enquête de Police - "Les deux prisons de Gramsci", Franco Lo Piparo
Je suis de ceux qui considèrent que la culture est le politique. Si l’on s’en tient à ce qu’Hannah Arendt définit comme le politique : ce qu’il y a entre les gens. Cet espace-là. Ce qu’il y a de plus politique sont les raisons d’agir et donc les représentations...
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Published by jérôme Bonnemaison - dans Oeuvres politiques Histoire
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Présentation

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  • : le blog d'un lecteur toulousain assidu
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Lectures de Jérôme Bonnemaison

 

Un sociologue me classerait dans la catégorie quantitative des « grands lecteurs » (ce qui ne signifie pas que je lis bien…).


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D’abord, tout petit, j’ai contemplé les livres de mes parents qui se sont rencontrés en mai 68 à Toulouse. Pas mal de brûlots des éditions Maspero et autres du même acabit… Je les tripotais, saisissant sans doute qu’ils recelaient des choses considérables.

 

Plus tard, vint la folie des BD : de Gotlib à Marvel.


Et puis l’adolescence… pendant cette période, mes hormones me forcèrent à oublier la lecture, en dehors des magazines d’actualité, de l'Equipe et de Rock’n Folk. Mais la critique musicale est heureusement lieu de refuge de l’exigence littéraire. Et il arrive souvent aux commentateurs sportifs de se lâcher.


 

De temps en temps, je feuilletais encore les ouvrages de la  bibliothèque familiale A quatorze ans, je n’avais aucune culture littéraire classique, mais je savais expliquer les théories de Charles Fourier, de Proudhon, et je savais qui étaient les « Tupamaros ».


 

J’étais en Seconde quand le premier déclic survint : la lecture du Grand Meaulnes. Je garde  le sentiment d’avoir goûté à la puissance onirique de la littérature. Et le désir d’y retoucher ne m’a jamais quitté.


 

Puis je fus reçu dans une hypokhâgne de province. La principale tâche était de lire, à foison. Et depuis lors, je n’ai plus vécu sans avoir un livre ouvert. Quand je finis un livre le soir, je le range, et lis une page du suivant avant de me coucher. Pour ne pas interrompre le fil de cette "vie parallèle" qui s’offre à moi.

 

 

Lire, c’est la liberté. Pas seulement celle que procure l’esprit critique nourri par la lecture, qui à tout moment peut vous délivrer d’un préjugé. Mais aussi et peut-être surtout l’impression délicieuse de se libérer d’une gangue. J’imagine que l’Opium doit procurer un ressenti du même ordre. Lire permet de converser avec les morts, avec n’importe qui, de se glisser dans toutes les peaux et d’être la petite souris qu’on rêve…


 

Adolescent, j’ai souvent songé que je volais, par exemple pour aller rejoindre une copine laissée au port… Et la lecture permet, quelque peu, de s’affranchir du temps, de l’espace, des échecs , des renoncements et des oublis, des frontières matérielles ou sociales, et même de la Morale.

 

 

Je n’emprunte pas. J’achète et conserve les livres, même ceux que je ne lis pas jusqu’au bout ou qui me tombent des mains. Ma bibliothèque personnelle, c’est une autre mémoire que celle stockée dans mon cerveau. Comme la mémoire intime, elle vous manque parfois, et on ne saurait alors dire un mot sur un livre qu’on passa trois semaines à parcourir. Mais on peut à tout moment rouvrir un livre, comme on peut retrouver sans coup férir un souvenir enfoui dans la trappe de l’inconscient.


 

Lire est à l’individu ce que la Recherche Fondamentale est au capitalisme : une dépense inutile à court terme, sans portée mesurable, mais décisive pour aller de l’avant. Lire un livre, c’est long, et c’est du temps volé à l’agenda économique et social qui structure nos vies.  


 

Mais quand chacun de nous lit, c’est comme s’il ramenait du combustible de la mine, pour éclairer la ville. Toute la collectivité en profite, car ses citoyens en sont meilleurs, plus avisés, plus au fait de ce qui a été dit, expérimenté, par les générations humaines. Le combat pour l’émancipation a toujours eu partie liée avec les livres. Je parie qu’il en sera ainsi à l’avenir.


 

J’ai été saisi par l'envie de parler de ces vies parallèles. De partager quelques impressions de lecture, de suggérer des chemins parmi tant d’autres, dans les espaces inépuisables de l’écrit. Comme un simple lecteur. Mais toujours avide.


 

Je vous parlerai donc des livres que je lis. Parlez-moi des vôtres.

 

 

Jérôme Bonnemaison,

Toulouse.

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